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Nouvelle motion déposée par Roger Golay au Conseil national

Le MCG propose d’accorder aux handicapés les moyens auxiliaires optimaux (prothèses ou autres dispositifs) afin d’améliorer leur existence. En effet, les assurances sociales ne financent que les appareillages les plus simples et souvent les moins adaptés aux handicapés physiques.

Actuellement, la politique de la Suisse envers les handicapés physiques laisse sérieusement à désirer. Les nouvelles techniques permettent de disposer de prothèses et d’appareillages qui facilitent la vie de ces personnes. Malheureusement, les assurances sociales refusent de financer les moyens optimaux.

Nous ne devons pas oublier les personnes handicapées physiques et leur permettre de disposer de ces nouvelles technologies qui ne sont pas un luxe mais une nécessité.

Dans la nouvelle motion qu’il vient de déposer au Parlement fédéral, le conseiller national Roger Golay indique qu’ « il est donc choquant de constater qu’en 2014 en Suisse, des personnes clairement touchées dans leur quotidien par un handicap se voient refuser une amélioration de leur qualité de vie au seul motif financier. Il est également choquant que des enfants ou des adultes dans des situations semblables soient traités de manière dissemblable selon leur propre capacité financière. Il est évident qu’une personne handicapée bénéficiant de moyens auxiliaires optimaux voit son autonomie augmenter significativement de même que son intégration dans la vie sociale. »

Il est demandé au Conseil fédéral d’agir d’urgence pour modifier l’état actuel et de soutenir les personnes handicapées. Il est à souligner que des représentants de tous les partis représentés au Conseil national ont signé la présente motion.

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

Motion déposée par Roger Golay (MCG) au Conseil national

Améliorer l’accompagnement vers l’autonomie et l’intégration sociale des personnes en situation de handicap

Le Conseil fédéral est chargé de présenter au Parlement toute proposition de modification législative en matière d’assurance sociale (AI, PC, LPP, LAA, LAMal etc) visant une prise en charge des moyens auxiliaires optimaux des personnes en situation de handicap.

Actuellement, la Suisse n’est pas un modèle au sujet de l’aide qu’elle accorde à ses concitoyens handicapés. En effet, nous constatons que les assurances sociales ne prennent en charge que les moyens auxiliaires qui remplissent les critères de simplicité, d’adéquation et d’économie. Le moyen auxiliaire « optimal » restant à la charge du patient. Ainsi, pratiquement, un nombre considérable de personnes handicapées qui n’ont pas les ressources financières utiles aux paiement de la différence, voient leur qualité de vie fortement péjorée. A noter que les évolutions technologiques et esthétiques ne sont pas prises en compte par lesdites assurances, lors de l’examen de la prise en charge et du calcul du remboursement. Il est donc choquant de constater qu’en 2014 en Suisse, des personnes clairement touchées dans leur quotidien par un handicap se voient refuser une amélioration de leur qualité de vie au seul motif financier. Il est également choquant que des enfants ou des adultes dans des situations semblables soient traités de manière dissemblable selon leur propre capacité financière. Il est évident qu’une personne handicapée bénéficiant de moyens auxiliaires optimaux voit son autonomie augmenter significativement de même que son intégration dans la vie sociale. Au vu de ce qui précède, il est urgent de revenir sur de véritables base sociales et de solidarité à l’égard des personnes concernées. L’approche de la problématique de l’autonomie et de l’intégration sociale d’une personne en situation de handicape doit prendre en compte les éléments de la situation personnelle et environnementale, donc une réalité complexe.

Nous avons le devoir de rendre au plus près de ce que la personne a perdu.

Pour tous ces motifs évoqués, il est demandé au Conseil fédéral de présenter au Conseil national toute proposition de modification législative en matière d’assurance sociale visant une prise en charge des moyens auxiliaires optimaux, en adéquation avec les compétences physiques et l’environnement social et professionnel de la personne en situation de handicap.