L’éditorial de la « Tribune de Genève » de ce jour (7 février), signé du rédacteur en chef, est une attaque en règle contre la démocratie suisse et ses fondements les plus importants.

Il est intolérable que le seul quotidien généraliste d’information, qui subsiste à Genève, puisse se permettre de tromper l’opinion publique en ne donnant qu’une information partiale et unilatérale, sur la validité du vote du peuple sur l’initiative « Contre l’immigration de masse », acceptée le 9 février 2014.

Cette loi est sans contestation modérée (en comparaison avec Ecopop notamment), tenant compte de l’économie, et son seul objet est de redonner la souveraineté à la Suisse sur ce sujet important.

Mais, plus grave, l’éditorial de la « Tribune » est contraire à l’objectivité et au respect du pluralisme des opinions, qui sont les valeurs d’une presse démocratique. Il met en péril les règles de liberté acceptées par tous. Du fait de sa position de monopole, obtenue grâce à la disparition des concurrents, ce journal met en péril la démocratie genevoise et confédérale.

Le rédacteur en chef du journal, appartenant au trust zurichois Tamédia, va même jusqu’à donner des ordres à ses lecteurs, en titrant ainsi son éditorial : « Le peuple suisse doit revoter ». Il ne s’agit plus d’une opinion, mais d’un ordre. Pareil procédé, défendu par la « Tribune » fait penser aux heures les plus sombres de notre histoire.

La « Tribune de Genève » n’est pas, à notre connaissance, le porte-parole d’un parti ou un journal d’opinion, mais il est considéré comme un journal d’information, ce qui devrait l’obliger à respecter certaines règles journalistiques. A moins de tromper gravement les lecteurs, dont beaucoup ont d’ailleurs déjà renoncé à le lire. Ceux-ci refusent d’adhérer à cette pensée unique.

S’opposer aux règles démocratiques est une grave faute, que nous ne pouvons tolérer.

En lisant une telle presse, nous ne pouvons que regretter la disparition du « Journal de Genève » et de « La Suisse », qui étaient des journaux beaucoup plus objectifs et respectaient la démocratie. Maintenant, nous comprenons encore mieux la raison de certains articles dégradants et peu objectifs sur le MCG.

Roger GOLAY, Président du MCG, Conseiller national

Eric STAUFFER, Président d’honneur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG