EXPLOSION DU NOMBRE DE FRONTALIERS A GENEVE

Pas de soutien à RIE III sans préférence cantonale !

Si le nombre de frontaliers continue à exploser au détriment des résidents genevois, le MCG ne pourra pas soutenir la réforme RIE III. En avril 2016, nous approchons les 100’000 permis G pour Genève uniquement et le taux de chômage reste encore beaucoup trop élevé.

Si certaines entreprises privées genevoises continuaient à ne pas opter pour le recrutement prioritaire des résidents et à ne pas faire un effort pour engager les chômeurs, le MCG se verrait contraint de refuser de soutenir la réforme RIE III. Le Mouvement Citoyens Genevois est très inquiet face l’explosion du nombre de permis G (frontaliers) à Genève qui a atteint les 98’485 en avril 2016, tout près de la limite des 100’000 pour notre canton.

Dans le même temps, le nombre de chômeurs reste à un niveau beaucoup trop élevé avec un taux de 5,5%, et ce nonobstant l’action efficace du conseiller d’Etat MCG Mauro Poggia qui a permis de freiner la hausse du chômage (-0,2% en un mois), en particulier dans les embauches du secteur public ou assimilé grâce à la directive dite de « préférence cantonale ».

Le problème se trouve maintenant dans certaines entreprises privées qui n’ont pas conscience de la responsabilité sociale qui leur incombe. On constate, en particulier, un chômage de 15% dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, où le dumping salarial fait exploser le nombre des euro-frontaliers.

Si des engagements fermes de privilégier le recrutement de chômeurs genevois ne sont pas pris par les milieux patronaux, nous ne pourrons pas soutenir la réforme RIE III. Il est essentiel que des garanties soient apportées aux habitants de notre canton sur ce sujet. Pour le MCG, cela passe avant toute autre mesure compensatoire.

La réforme RIE III prévoit un taux unique de l’impôt sur le bénéfice des sociétés établies en Suisse, alors que les multinationales disposent actuellement de statuts spéciaux avantageux. L’enjeu est de retenir les entreprises et les emplois à Genève, mais si les entreprises vont recruter hors de nos frontières cela n’est pas tolérable pour le MCG.

Nous constatons au Grand Conseil genevois que le MCG est le seul parti qui se bat pour la préférence nationale et cantonale. Malgré les déclarations publiques, l’Entente de droite et l’Alternative de gauche s’opposent à toutes les propositions qui demandent la priorité pour les résidents genevois, sous divers prétextes. Nous nous retrouvons bien seuls pour défendre les habitants de notre canton, ses travailleurs et ses entreprises locales.

Les défenseurs de la mondialisation – de gauche ou de droite – sont actuellement majoritaires au Grand Conseil et défendent une politique suicidaire pour notre canton, son économie et sa société. Il est de plus en plus nécessaire d’avoir un MCG fort pour Genève.

Sandra GOLAY, Députée et représentante du MCG à la « Table ronde RIE III »

Ana ROCH, Présidente du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

 

 

Définition : les frontaliers permis G sont des étrangers habitant à l’étranger et travaillant en Suisse ; nous assistons depuis les années 2000 à l’apparition d’euro-frontaliers (titulaires de permis G) qui viennent de Londres, Bruxelles ou de centaines de kilomètres de Genève, dénaturant ainsi le concept originel de frontaliers.