Votations du 27 novembre: les positions du MCG

VOTATIONS DU 27 NOVEMBRE

Les prises de position du MCG

Réuni jeudi 29 septembre en assemblée des délégués, le Mouvement Citoyens Genevois a décidé de ses prises de position sur les votations du 27 novembre prochain.

 

OUI à l’initiative fédérale « Sortir du nucléaire »

L’initiative demande que les centrales nucléaires suisses soient fermées dans des délais assez courts, afin de ne pas faire courir de risques aux habitants, ce qui a des coûts considérables comme on l’a constaté à Fukushima notamment. Il s’agit d’une technologie qui n’a pas répondu aux espoirs que l’on a mis en elle. Le canton de Genève s’est d’ailleurs plusieurs fois prononcé contre l’énergie nucléaire sur notre territoire mais également dans la région proche où le gouvernement français a, une fois de plus, mené une politique irresponsable.

 

NON à l’initiative cantonale « Touche pas à mes dimanches »

Le MCG refuse cette initiative qui interdit toute ouverture des magasins le dimanche. Cette mesure n’est pas acceptable, d’autant plus que les commerces de l’autre côté de la frontière bénéficient de conditions d’ouverture très larges.

 

OUI au contre-projet à l’initiative

Le droit fédéral suisse ne permet l’ouverture des magasins que quatre dimanches ou jours fériés par année au maximum. C’est cette solution qui a été choisie. En conséquence, le MCG soutient ce contre-projet qui permet ces ouvertures pendant trois dimanches et le 31 décembre qui est un jour férié, ce qui correspond aux demandes des consommateurs.

En conséquence, nous conseillons de soutenir le contre-projet (CP), dans la question subsidiaire.

 

NON au projet de plantations et replantations d’arbres sur la plaine de Plainpalais

Le MCG s’est battu pour les arbres de Plainpalais, notamment en lançant une initiative municipale. Mais le Conseil municipal était arrivé à un compromis, notamment avec un amendement du MCG demandant qu’il n’y ait pas d’abattage d’arbres sains. Les récents événements du Jeûne genevois ont changé cette situation avec l’abattage de 17 arbres durant la nuit en catimini. L’action du Conseil administratif a rompu le lien de confiance qui avait pu se réaliser, ce que nous déplorons. Dès lors, les conditions du compromis ne sont plus les mêmes en raison de ces événements récents et le projet en l’état ne peut plus être soutenu. Pour ces raisons, le MCG vous demande de voter NON à ce projet de 8 millions de francs.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Assurance-maladie: hausse scandaleuse

ASSURANCE-MALADIE

Nouvelle hausse scandaleuse

 

Les tarifs des caisses-maladie pour 2017 viennent d’être rendus publics ce lundi 26 septembre. Une fois de plus, les assurés doivent faire face à une augmentation massive de 5,7% pour Genève, qui ne correspond pas à la hausse des coûts de la santé telle qu’elle apparaît dans les statistiques.

 

Enfants et familles attaqués

Le canton de Genève a réussi à stabiliser les dépenses de santé mais les caisses-maladie continuent néanmoins à accroître massivement leurs primes. Pire, pour les enfants la hausse est de 9,7% sur Genève, ce qui est un mauvais coup porté aux familles de notre canton.

Le Mouvement Citoyens Genevois ne comprend pas la passivité du conseiller fédéral Alain Berset qui n’intervient pas avec fermeté contre les caisses-maladie et cautionne leur politique.

Alors que de nombreux habitants de notre pays ont de la peine à boucler leurs fins de mois, il est intolérable que les caisses-maladie gèrent des milliards dans la plus grande opacité.

Le MCG continuera à défendre les assurés qui, année après année, voient leur situation se dégrader.

Cette attaque contre le pouvoir d’achat des Genevois n’est en aucun cas acceptable.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Votations: grande victoire pour Genève

VOTATIONS DU 25 SEPTEMBRE

Une grande victoire pour Genève !

Les électeurs genevois ont très nettement voté oui (57%) à la limitation des déductions de frais de transport,  qui visent en priorité les frontaliers « quasi-résidents ». Ce cadeau fiscal à des frontaliers déjà favorisés aurait pu conduire les finances de l’Etat de Genève droit dans le mur. Le MCG est soulagé de ce résultat.

 

Les cadeaux d’impôts offerts aux frontaliers, suite à une décision du Tribunal fédéral de 2010 permettant des déductions maximales, ont été stoppés net par la décision des électeurs genevois. De 8000 frontaliers « quasi-résidents » en 2012-2013 à plus de 16’000 pour l’année fiscale 2015, la tendance était véritablement inquiétant. Mais avec ce coup de frein, nous pouvons envisager avec optimisme la situation des finances publiques genevoises.

On se réjouira que 31 communes aient voté oui contre 14 non. Quant au vote des Suisses de l’étranger, il n’y a pas de vote massif contre cette mesure (46% ont voté oui), ce qui représente un scrutin plutôt équilibré entre le oui et le non.

L’autre sujet cantonal, soumis au peuple ce 25 septembre, la  modification de la Constitution sur le scrutin majoritaire, recueille sans surprise une large approbation (82%).

 

Loi sur le renseignement

Quant à la loi fédérale sur le renseignement  elle est acceptée par plus de 61% des électeurs genevois, ce qui est un motif de satisfaction. En effet la Suisse pourra agir plus efficacement contre le terrorisme, tout en ayant des garanties très strictes afin d’éviter les éventuelles dérives.

L’initiative « AVS+ », que le MCG soutenait, a été acceptée par les Genevois à plus de 53% mais semble devoir être refusée au niveau fédéral. La question du niveau des retraites reste d’actualité et devra être résolue par d’autres moyens.

Ana ROCH, présidente du MCG

Sandro PISTIS, député MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Lignon: le fiasco du Conseil administratif

INSECURITE ET INCIVILITE AU LIGNON

Inefficacité des mesures prises par le Conseil administratif

La vie des habitants du Lignon est gravement détériorée par des bruits durant la nuit et autres nuisances. Quant aux mesures de sécurité prises par la Ville de Vernier comme les correspondants de nuit, elles démontrent leur inefficacité.

 

Pour empêcher les attroupements de nuit, bruits et autres nuisances, la société Cogérim a installé des pics au bas d’un immeuble du Lignon. Le conseiller administratif socialiste Thierry Apothéloz, dont la politique en la matière ressemble à un fiasco, a réagi de manière abusive en déclarant à la presse qu’il est « scandalisé » par la politique menée par certains propriétaires du Lignon. Ceux-ci répondent simplement à l’exaspération des locataires subissant des nuisances insupportables et au laxisme de la Mairie. Le conseiller administratif se moque ainsi des problèmes des habitants, qu’il continue à ne pas prendre au sérieux.

Si l’installation de ces pics n’est sans doute pas la solution, elle révèle surtout les insuffisances de la politique menée par la commune de Vernier en matière de lutte pour la sécurité et contre les incivilités. Ainsi, le dispositif dit des « correspondants de nuit » a démontré son insuffisance pour éviter ces dérives, malgré le coût très élevé d’une telle opération.

Il est inutile de nier qu’il y a un véritable problème au Lignon, où la Communauté des propriétaires a dû augmenter le mandat alloué à une société privée de sécurité. Rappelons que le MCG a plusieurs fois proposé d’augmenter le nombre de policiers municipaux ou de créer des postes d’assistants de police municipale, afin de résoudre cette problématique et de créer de l’emploi pour nos jeunes. Cela a toujours été refusé par cette majorité arrogante.

Actuellement, le Conseil administratif de Vernier et la majorité du Conseil municipal sont dans le déni et refusent de voir ce problème.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

Thierry CERUTTI, maire de Vernier 2009-2010

François AMBROSIO, conseiller municipal MCG

Requérants d’asile: non au laxisme!

EXPULSION VERS LA CROATIE

Une décision de bon sens

Une campagne médiatique est menée contre l’expulsion de trois migrants vers la Croatie. Il faut au contraire soutenir cette mesure qui démontre une détermination des autorités dans la crise migratoire actuelle.

 

La Suisse doit continuer à appliquer une politique de bon sens dans l’accueil des requérants d’asile, sans faiblir. Il ne faut en aucune manière ouvrir toutes grandes les frontières, comme le demandent les milieux de gauche.

Nous sommes très étonnés par la campagne politique qui s’oppose au renvoi de trois migrants en Croatie, mesure tout à fait justifiée. En effet, les accords de Dublin, dont la Suisse est signataire, prévoient que les requérants d’asile font leur demande dans le premier pays européen où ils sont arrivés. Dans ce cas précis, c’est la Croatie, pays qui offre toutes les garanties de sécurité pour l’intégrité de ces personnes.

 

Incohérence de certains

Rappelons que la gauche a soutenu les accords de Dublin mais quand il s’agit de les appliquer, ces mêmes milieux s’y opposent. Les lois ne peuvent pas être appliquées selon l’humeur du moment.

Ajoutons que les possibilités d’accueil, à Genève, sont limitées. Quand un centre de réfugiés s’ouvre, ce sont parfois les mêmes milieux qui se plaignent de cette arrivée, avec la plus grande incohérence. Nous l’avons constaté récemment dans une commune.

Si Genève commence à faire n’importe quoi, nous allons nous retrouver débordés avec toutes les conséquences à la fois pour la population genevoise qui subit la crise du logement et pour les requérants d’asile qui, en trop grand nombre, ne pourront être accueillis convenablement.

Genève fait déjà un grand effort

Le MCG estime dangereuse cette campagne médiatique, qui déforme complètement la réalité. Face à une énorme pression migratoire, Genève doit continuer à mener une politique ferme et déterminée, qui nous protège des dérives connues par d’autres pays voisins. La Confédération allouant à notre canton un nombre excessif de requérants d’asile – 5,6% du total du pays -, en tenant compte de la population et non de l’exiguïté du territoire, Genève serait la première touchée si une politique laxiste était menée. Contrairement à la gauche, nous refusons ce type de politique qui incite les migrants à traverser la Méditerranée avec les conséquences tragiques que cela comporte.

 

Roger GOLAY, conseiller national MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Requérants d’asile: non au laxisme!

EXPULSION VERS LA CROATIE

Une décision de bon sens

Une campagne médiatique est menée contre l’expulsion de trois migrants vers la Croatie. Il faut au contraire soutenir cette mesure qui démontre une détermination des autorités dans la crise migratoire actuelle.

 

La Suisse doit continuer à appliquer une politique de bon sens dans l’accueil des requérants d’asile, sans faiblir. Il ne faut en aucune manière ouvrir toutes grandes les frontières, comme le demandent les milieux de gauche.

Nous sommes très étonnés par la campagne politique qui s’oppose au renvoi de trois migrants en Croatie, mesure tout à fait justifiée. En effet, les accords de Dublin, dont la Suisse est signataire, prévoient que les requérants d’asile font leur demande dans le premier pays européen où ils sont arrivés. Dans ce cas précis, c’est la Croatie, pays qui offre toutes les garanties de sécurité pour l’intégrité de ces personnes.

 

Incohérence de certains

Rappelons que la gauche a soutenu les accords de Dublin mais quand il s’agit de les appliquer, ces mêmes milieux s’y opposent. Les lois ne peuvent pas être appliquées selon l’humeur du moment.

Ajoutons que les possibilités d’accueil, à Genève, sont limitées. Quand un centre de réfugiés s’ouvre, ce sont parfois les mêmes milieux qui se plaignent de cette arrivée, avec la plus grande incohérence. Nous l’avons constaté récemment dans une commune.

Si Genève commence à faire n’importe quoi, nous allons nous retrouver débordés avec toutes les conséquences à la fois pour la population genevoise qui subit la crise du logement et pour les requérants d’asile qui, en trop grand nombre, ne pourront être accueillis convenablement.

Genève fait déjà un grand effort

Le MCG estime dangereuse cette campagne médiatique, qui déforme complètement la réalité. Face à une énorme pression migratoire, Genève doit continuer à mener une politique ferme et déterminée, qui nous protège des dérives connues par d’autres pays voisins. La Confédération allouant à notre canton un nombre excessif de requérants d’asile – 5,6% du total du pays -, en tenant compte de la population et non de l’exiguïté du territoire, Genève serait la première touchée si une politique laxiste était menée. Contrairement à la gauche, nous refusons ce type de politique qui incite les migrants à traverser la Méditerranée avec les conséquences tragiques que cela comporte.

 

Roger GOLAY, conseiller national MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Budget 2017 de l’Etat: le handicap des frontaliers « quasi-résidents »

BUDGET 2017 DE L’ETAT DE GENEVE

Le handicap des cadeaux fiscaux pour les frontaliers

Le budget 2017 du canton de Genève présente un déficit  de 77 millions et une chute brutale de 113 millions pour les impôts des personnes physiques, due en partie aux déductions offertes aux frontaliers.

 

Le Conseil d’Etat a présenté le 13 septembre un budget 2017 difficile qui se solde par un déficit de 77 millions de francs. Tout d’abord, nous avons une diminution importante de 2,9%, c’est-à-dire 113 millions de francs (sur les impôts des personnes physiques), ce qui est en contradiction avec le développement de l’économie genevoise (PIB en hausse prévisible de 1,4%).

 

Hausse effective des « quasi-résidents »

Les cadeaux fiscaux offerts aux frontaliers quasi-résidents expliquent une bonne partie de cette baisse. Rappelons que le nombre de bénéficiaires de ces avantages fiscaux récents, dus à une décision du Tribunal fédéral en 2010, a très fortement augmenté ces dernières années jusqu’à atteindre le chiffre de 16’000 pour 2015. Ce chiffre peut encore exploser si rien n’est fait, au vu des 100’000 permis frontaliers. La limitation de la déduction de déplacement sur la feuille d’impôt sera soumise aux électeurs le 25 septembre prochain. En acceptant cette proposition, cela peut changer la donne et nous permettre de réduire la perte prévue au budget 2017. Le MCG invite la population, qui dans sa très grande majorité ne peut bénéficier de cet avantage, à voter massivement oui.

 

Une marge étroite

Par ailleurs, nous assistons à une forte augmentation des dépenses sociales découlant des obligations légales, ce qui est dû à une dégradation des conditions de vie de nombreux concitoyens. En particulier les dépenses consacrées aux subsides pour les primes abusives des caisses maladie nous préoccupent.

Dans ces conditions, la marge de manœuvre du Gouvernement est étroite. En revanche, le MCG est satisfait d’avoir été enfin entendu par le Conseil d’Etat qui tient ses engagements en allouant l’annuité à la fonction publique, sans couper les prestations sociales qui sont garanties.

Le MCG continuera à défendre les citoyens genevois ainsi que les intérêts de notre République et canton

Ana ROCH, présidente du MCG

Jean-Marie VOUMARD, député, chef de groupe

Sandra GOLAY, députée

François BAERTSCHI, député

Bombe à retardement: 16’000 frontaliers ont le statut de quasi-résident

BOMBE A RETARDEMENT

16’000 frontaliers bénéficient déjà d’avantages fiscaux

D’après le Département des finances, 16’000 frontaliers bénéficient du statut de quasi-résident pour l’année fiscale 2015. Un chiffre qui devrait augmenter et va creuser un trou considérable dans les finances publiques. Pour cette raison, il faut voter oui à la limitation des frais de déplacement le 25 septembre.

 

Nous nous retrouvons face à une véritable bombe à retardement. Année après année, davantage de frontaliers choisissent le statut de quasi-résident qui leur permet d’obtenir des déductions gigantesques pour les frais de déplacement. Un frontalier, habitant à 60 kilomètres de son lieu de travail, peut obtenir une déduction qui se monte à 20’000 francs. Certains ne paient presque plus rien. La seule solution pour mettre fin à ces abus est de réduire les déductions pour frais de déplacement.

 

Une hausse catastrophique

Aujourd’hui, nous sommes dans une situation délicate. Il y a peu, 8’000 frontaliers avaient opté pour le statut de quasi-résident. En 2015, ils sont déjà 16’000. Demain, leur nombre va encore augmenter beaucoup plus fortement et mettre les finances du canton de Genève dans la plus grande difficulté. En parallèle, nous devons payer les dépenses sociales dues à l’arrivée excessive de frontaliers.

 

Qui va trinquer ?

Qui va finalement devoir se serrer la ceinture si nous continuons dans cette direction ? Les usagers du système hospitalier et de l’enseignement devront subir les conséquences de cette politique irresponsable. Dans le même temps, la dette est condamnée à augmenter au bénéfice d’intérêts particuliers de personnes déjà favorisées par un coût de la vie plus bas de l’autre côté de la frontière.

Nous déplorons que le Tribunal fédéral ait imposé ce statut de quasi-résident, qui frappe la stabilité de Genève et fait courir les plus grands risques à notre canton.

Par ailleurs, nous sommes très surpris de la mollesse du Conseil d’Etat qui ne s’engage pas réellement dans la campagne en faveur de cette mesure. Au moment où il se plaint de ne pas avoir de moyens suffisants pour mener sa politique, il est aux abonnés absents sur cette importante question qui aura des conséquences essentielles pour notre canton.

Ana ROCH, présidente du MCG

Sandro PISTIS, député

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG