BOMBE A RETARDEMENT

16’000 frontaliers bénéficient déjà d’avantages fiscaux

D’après le Département des finances, 16’000 frontaliers bénéficient du statut de quasi-résident pour l’année fiscale 2015. Un chiffre qui devrait augmenter et va creuser un trou considérable dans les finances publiques. Pour cette raison, il faut voter oui à la limitation des frais de déplacement le 25 septembre.

 

Nous nous retrouvons face à une véritable bombe à retardement. Année après année, davantage de frontaliers choisissent le statut de quasi-résident qui leur permet d’obtenir des déductions gigantesques pour les frais de déplacement. Un frontalier, habitant à 60 kilomètres de son lieu de travail, peut obtenir une déduction qui se monte à 20’000 francs. Certains ne paient presque plus rien. La seule solution pour mettre fin à ces abus est de réduire les déductions pour frais de déplacement.

 

Une hausse catastrophique

Aujourd’hui, nous sommes dans une situation délicate. Il y a peu, 8’000 frontaliers avaient opté pour le statut de quasi-résident. En 2015, ils sont déjà 16’000. Demain, leur nombre va encore augmenter beaucoup plus fortement et mettre les finances du canton de Genève dans la plus grande difficulté. En parallèle, nous devons payer les dépenses sociales dues à l’arrivée excessive de frontaliers.

 

Qui va trinquer ?

Qui va finalement devoir se serrer la ceinture si nous continuons dans cette direction ? Les usagers du système hospitalier et de l’enseignement devront subir les conséquences de cette politique irresponsable. Dans le même temps, la dette est condamnée à augmenter au bénéfice d’intérêts particuliers de personnes déjà favorisées par un coût de la vie plus bas de l’autre côté de la frontière.

Nous déplorons que le Tribunal fédéral ait imposé ce statut de quasi-résident, qui frappe la stabilité de Genève et fait courir les plus grands risques à notre canton.

Par ailleurs, nous sommes très surpris de la mollesse du Conseil d’Etat qui ne s’engage pas réellement dans la campagne en faveur de cette mesure. Au moment où il se plaint de ne pas avoir de moyens suffisants pour mener sa politique, il est aux abonnés absents sur cette importante question qui aura des conséquences essentielles pour notre canton.

Ana ROCH, présidente du MCG

Sandro PISTIS, député

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG