Etat de Genève: la raison l’a emporté

ETAT DE GENEVE

Le budget de la raison est accepté

Le budget de l’Etat de Genève pour 2017 a été voté par une majorité de 56 voix au Grand Conseil. Il fallait 51 voix pour qu’il soit accepté.

La tâche était loin d’être gagnée et nous ne pouvions pas nous permettre, après une année 2016 sans budget, de commettre la même erreur !

Pour nos institutions, pour regagner la confiance, il était impératif d’obtenir cette décision, surtout à l’approche des grands défis qui nous attendent : la réforme fiscale RIE3 et la caisse de pension CPEG.

C’est donc avec une grande satisfaction et un immense soulagement que nous prenons acte de cette décision réfléchie qui permettra à Genève d’aller de l’avant.

Ce budget a été accepté par un ensemble de partis de tous horizons, unis pour que notre canton ait les moyens d’être géré convenablement en 2017 avec un budget d’apaisement.

Opposition stérile et confortable

Nous déplorons néanmoins qu’un parti gouvernemental, représenté de manière prépondérante au Conseil d’Etat, n’ait pas eu le courage de prendre ses responsabilités et s’est placé dans une opposition stérile et confortable, sans proposer de véritables alternatives. Ce faisant, il a risqué de mettre en péril le fonctionnement de l’Etat ainsi que RIE3.

A l’approche des fêtes de fin d’année, les Genevois seront rassurés de savoir qu’ils vont sortir des incertitudes grâce à l’alliance des partis raisonnables.

Ana ROCH, présidente du MCG

Jean-Marie VOUMARD, chef du groupe MCG au Grand Conseil

François BAERTSCHI, député

Grand Conseil: un budget pour l’honneur de notre République

GRAND CONSEIL

Un budget pour l’honneur de notre République

Le groupe MCG a fait la déclaration suivante au Grand Conseil avant l’entrée en matière pour le budget 2017 de l’Etat de Genève.

Pour le MCG, la catastrophe qui s’est produite en 2016 ne doit pas se reproduire. Le canton de Genève doit impérativement avoir un budget, pour l’honneur de notre République.

Il y a une année, aucun budget ne ressortait de la commission des finances puisque celle-ci avait tout simplement refusé l’entrée en matière du budget 2016. Il n’avait donc pas été étudié par la commission. En plénière, ce budget a été refusé, par tous les partis, chose encore jamais vue lors d’un vote d’un budget dans cette enceinte.

L’Etat de Genève a donc fonctionné en douzième provisionnel toute l’année 2016 ce qui est un non-sens absolu et surtout une non-prise de responsabilité de la part des députés du Grand Conseil et du Conseil d’Etat. C’est également, de l’avis du MCG, se moquer des citoyens de Genève qui nous ont élus pour gérer au mieux notre canton.

Cet état de fait n’est tout simplement pas possible deux années de suite. En effet, gouverner c’est prévoir. Or un budget est une prévision qui permet de mesurer notamment les engagements financiers à assumer.

Le budget 2017 présente un déficit de CHF 76 mios et a été voté tel que présenté par le Conseil d’Etat avec leurs amendements et à la majorité des commissaires de la commission des finances soit MCG, Verts, PS et PDC. Il préserve la grande majorité des prestations. Il permet également d’avoir les moyens suffisants pour faire face à la démographie et à des augmentations de dépenses contraintes dues aux dispositions légales.

Ce montant aurait pu être encore beaucoup plus élevé puisque le Conseil d’Etat a déjà effectué des économies de CHF 350 mios ces dernières années.

Avec la mise en œuvre prochaine de RIE  III, il y a lieu de se doter d’un budget, que le Conseil d’Etat a qualifié de budget d’apaisement, ceci afin de donner encore plus de chances à cette réforme très conséquente pour les finances de l’Etat et vitale pour l’économie de notre canton

Nous avons des responsabilités envers la République et chacun doit faire un effort pour trouver des solutions qui trouvent une majorité. Nous devons également redonner confiance en nos institutions, confiance mise à mal ces derniers temps.

Pour toutes ces raisons, dont la principale est celle d’assumer nos responsabilités de députés en dotant l’Etat de Genève d’un budget pour l’année 2017, le MCG votera l’entrée en matière.

 

Incapacité du Conseil administratif de la Ville de Genève

GRAND CLASH EN VILLE DE GENEVE

Incapacité manifeste du Conseil administratif

En dernière minute, le Conseil administratif soumet un amendement de 2 millions de francs, sans explications préalables. Les conseillers municipaux sont contraints de renvoyer le budget 2017 en commission. Résultat : le vote est renvoyé à l’année prochaine !

Samedi 10 décembre, le Conseil municipal de la Ville de Genève est réuni dès 8 heures du matin pour traiter sérieusement du budget 2017. A 14 heures, sans même l’annoncer, le Conseil administratif présente un amendement de près de 2 millions de francs sur le transfert des charges canton-communes, sans aucune explication.

Le groupe MCG ne peut accepter d’être mis devant le fait accompli et de devoir signer un chèque en blanc. Au minimum, nous devions avoir des explications préalables et une description sur l’attribution de cette somme de 2 millions de francs qui n’est pas rien.

Dans ces conditions, le MCG ainsi qu’une majorité de conseillers municipaux ont décidé de renvoyer ce budget à la commission des finances.

En raison de l’amateurisme et du manque de sérieux du Conseil administratif, le budget sera réexaminé au début 2017 et le Ville devra fonctionner grâce aux 12es provisionnels.

Ce qui est le plus grave, c’est que ce dysfonctionnement démontre l’incapacité totale du Conseil administratif de la Ville de Genève de gérer convenablement un budget.

Ana ROCH, présidente du MCG

Daniel SORMANNI, chef du groupe MCG au CM Ville de Genève

Escalade du MCG

FETE DE L’ESCALADE DU MCG

Depuis 1602, la préférence cantonale

Ah, la belle Escalade ! Il manquait presque de la place pour accueillir tous les militants et élus du MCG qui sont venus à Meyrin pour fêter l’Escalade vendredi 9 décembre. Dans une ambiance conviviale et chaleureuse, le Mouvement Citoyens Genevois a célébré l’histoire de notre République qui s’est battue de manière héroïque pour maintenir sa souveraineté face à l’envahissement d’une grande puissance.

Genève d’abord : le slogan du MCG trouve sa source dans l’esprit de résistance mais aussi la cohésion entre tous les habitants de notre cité.

Ces valeurs de 1602 sont toujours présentes. Elles l’étaient dans le cœur des participants de la Fête du MCG qui se sont retrouvés pour passer un bon moment ensemble.

Nous avons pu compter sur la présence appréciée de nombreux élus, personnalités et militants du MCG. Notre conseiller national Roger Golay a témoigné de son combat à Berne pour défendre les Genevois au niveau de la Confédération. Notre conseiller d’Etat Mauro Poggia a expliqué comment il se bat pour défendre la politique dite de « préférence cantonale » avec la directive cantonale notamment. Quant à Jean-Marie Voumard, chef du groupe des députés, il a relevé le succès rencontré par le renouveau du MCG. Chacun a pu démontrer que le MCG continue d’agir efficacement pour les habitants de notre canton.

En 2016, la menace est toujours présente pour notre République et nous nous mobilisons pour les habitants de notre canton.

Lors de notre Fête de l’Escalade nous avons démontré que la souveraineté de notre République n’est pas un vain mot et que nous croyons en une vraie cohésion du peuple genevois.

Ana ROCH, présidente du MCG

Votations du 12 février : OUI – OUI – NON

VOTATIONS DU 12 FEVRIER

Prise de position du MCG

OUI à RIE3 pour sauver l’emploi à Genève, OUI au Fonds Forta pour que les automobilistes ne soient plus des vaches à lait, NON au bradage du passeport suisse.

L’assemblée des délégués du MCG, réunie à Carouge le 6 décembre, a pris position sur les trois sujets fédéraux soumis aux électeurs le 12 février prochain.

OUI à RIE3 pour sauvegarder l’emploi

Plus de 60’000 emplois sont menacés à Genève, si la réforme RIE3 n’est pas mise en place. Aujourd’hui, trop d’habitants de notre canton se retrouvent sans emploi et victimes de la surconcurrence frontalière, nous ne pouvons donc pas nous permettre une aggravation. Le MCG a obtenu que la réforme RIE3 comporte des mesures compensatoires à Genève pour les chômeurs en fin de droit et ceux qui sont considérés comme trop âgés, ainsi que pour la formation et la réinsertion.

L’échec de RIE3 nécessiterait des hausses d’impôts pour les Genevois et des coupes considérables dans les prestations à la population comme la santé ou l’éducation, des coupes injustes alors que nous défendons des réformes et des économies intelligentes (350 millions d’économies prévues dans le budget 2017).

Pour éviter ce scénario-catastrophe, nous devons suivre nos voisins vaudois dont l’économie a beaucoup de points communs avec Genève. Comme eux, nous devons suivre la réforme RIE 3. Le MCG soutient des contre-parties en particulier pour lutter contre le chômage et pour aider à la réinsertion.

Si nous sommes mécontents des conditions imposées de l’extérieur par l’OCDE et nous opposons à tous ces empiètements décidés par la majorité politique de notre pays, la réalité actuelle ne nous laisse pas de choix.

C’est pourquoi le MCG vous invite à voter OUI à la réforme RIE3, au niveau fédéral, premier pas avant la mise en place du dispositif genevois.

OUI au fonds Forta

Le MCG soutient le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) qui donnera les moyens suffisants à des infrastructures routières. Il servira à achever le réseau autoroutier, à éliminer des goulets d’étranglement et réaliser des projets dans les agglomérations. L’enjeu actuellement est de trouver des solutions aux embouteillages et à améliorer certains axes routiers. Ces moyens financiers pourront être utilisés pour divers projets genevois dont l’amélioration de l’autoroute de contournement ou la future traversée du lac. Cela permettra aux automobilistes de ne plus être considérés uniquement comme des vaches à lait.

NON au bradage du passeport suisse

Aujourd’hui, à Genève, il est déjà facile de se naturaliser. Avec cette nouvelle loi, la naturalisation relèvera de la compétence de la Confédération pour les étrangers de la troisième génération, alors que les prérogatives cantonales seront réduites. Il n’est pas acceptable que la Confédération prenne une place excessive. Nous demandons que le passeport ne soit pas bradé et qu’il garde toute sa valeur. Il faut relever que la troisième génération peut déjà facilement se naturaliser à Genève, ce qui est positif aux yeux du MCG. Au contraire, la proposition sur laquelle nous votons crée une inégalité qui n’est pas souhaitable entre deux catégories de personnes étrangères.

Le MCG est favorable à l’intégration des personnes assimilées dans notre pays au moyen de la naturalisation, mais nous sommes opposés à tout bradage de la nationalité suisse et au pouvoir excessif pris par la Confédération.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Malaise dans les prisons genevoises

PRISONS GENEVOISES

Profond malaise du personnel

La presse a fait état d’un profond malaise à la prison de Champ-Dollon (Tribune de Genève, 2.12.2016), où un système qui fonctionnait est en train d’être cassé. Les attaques répétées contre les gardiens de prison sont par ailleurs dénoncées par leur syndicat, l’UPCP.

Au moment où le règlement sur l’organisation du personnel pénitentiaire (ROPP) va bientôt être édicté, le personnel se sent dénigré par les autorités avec des attaques tous azimuts lancées contre lui. Récemment, les partis de l’Entente (PLR, PDC) ont encore mis en cause de prétendus « avantages » du personnel, en manquant totalement de respect. Ils nient tout à fait les difficultés de cette profession, essentielle au bon fonctionnement de notre société.

Le MCG s’oppose à la destruction d’une institution qui fonctionnait bien jusqu’à peu et refuse le remplacement de professionnels respectés par des frontaliers permis G payés à vil prix ou des entreprises privées. Les tâches régaliennes de l’Etat doivent être défendues et il faut cesser les attaques au-dessous de la ceinture à l’encontre de ces serviteurs de l’Etat.

Par ailleurs, nous dénonçons toutes les offensives sournoises contre les acquis sociaux (caisse de pension, assurance-maladie, etc.) qui déstabilisent complètement une profession.

Nous sommes inquiets des dysfonctionnements qui ont été relayés par la presse et du climat de confrontation que le Département de la sécurité a engendré à l’encontre de serviteurs de l’Etat, qui ont toujours donné satisfaction.

La crainte maintenant est de se retrouver face à un conflit social en fin d’année, ce à quoi conduit la politique menée par le Département de Pierre Maudet.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Immigration de masse: de qui se moque-t-on?

INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION DE MASSE

De qui se moque-t-on ?

Cette semaine, les Chambres fédérales vont devoir se prononcer sur des mesures en vue de l’application de l’initiative du 9 février. Une large majorité se dégage pour appliquer une sorte de préférence indigène qui ne répond absolument pas à la volonté du peuple. Lequel se sent à nouveau bafoué.

En effet, les parlementaires fédéraux sont en train de faire une manœuvre d’enfumage pour tromper la population, en n’appliquant pas l’article constitutionnel voté par les électeurs. Toutefois, les mesures proposées ne sont pas négatives, bien au contraire, puisqu’elles reprennent les propositions du Mouvement Citoyens Genevois qui sont appliquées avec succès dans notre canton dans le cadre de l’administration publique et qui commencent à être étendues au secteur privé. Nous vous rappelons que le conseiller national Roger Golay a déposé à Berne, il y a près de deux ans, une motion (15.3025) qui va dans ce sens en réclamant la préférence nationale et qui est toujours en examen, déposée bien avant la proposition du PLR Philip Muller.

En revanche, nous ne pouvons pas accepter que cette mesure remplace la décision du Peuple d’imposer des contingents et des plafonds au niveau de l’immigration, car il s’agit d’une opération d’enfumage que nous ne pouvons cautionner dans la mise en œuvre de cette initiative. La préférence nationale doit être traitée séparément de l’initiative du 9 février, comme proposé par notre conseiller national Roger Golay.

Par ailleurs le Mouvement Citoyens Genevois est surpris que ses idées dénoncées comme populistes et extrémistes soient reprises intégralement non pas pour elles-mêmes mais dans l’intention de s’opposer à une décision émanant du Peuple, ce que nous ne pouvons admettre.

C’est pourquoi notre représentant à Berne Roger Golay refusera toute proposition qui ne répond pas à la volonté populaire dans le traitement de cette initiative, comme le souhaite la direction du MCG.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG