Hausse des frontaliers

La barre des 318’000 est dépassée

Nouvelle hausse des frontaliers

Le MCG s’inquiète de l’augmentation de 3,7% en 2016 et de 26,6% sur cinq ans. Il faut d’urgence que nos propositions soient appliquées.

L’Office fédéral de la statistique nous apprend que le nombre de frontaliers, en Suisse, a atteint le chiffre de 318’000 dont un tiers environ pour le seul canton de Genève. Ce qui nous inquiète en particulier est la hausse de 3,7%.

Cela démontre que l’initiative contre l’immigration de masse, que nous avons soutenue, était nécessaire mais reste insuffisante. En effet, il faut appliquer des mesures beaucoup plus précises pour avoir des résultats concrets.

Le MCG a déposé plusieurs projets de loi au Grand Conseil genevois, afin de réguler l’attribution des permis de travail frontaliers (permis G) ou de favoriser l’engagement de travailleurs genevois. Notre conseiller d’Etat Mauro Poggia intervient avec détermination pour que la directive dite de «préférence cantonale » soit appliquée convenablement à l’Etat de Genève et dans les organismes subventionnés. A Berne, notre conseiller national Roger Golay a déposé une motion demandant une préférence nationale pour les emplois dans l’administration fédérale.

Le MCG va redoubler d’efforts pour défendre les résidents et les citoyens genevois ainsi que les PME locales, face aux mécanismes destructeurs de la mondialisation.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Le scandale des contraventions

CONTRAVENTIONS

Comment a-t-on pu prendre un retard phénoménal ?

Plus de 5300 contraventions sont déjà abandonnées et 1800 le seront prochainement en raison de la mauvaise gestion de son département par le conseiller d’Etat PLR Pierre Maudet.

Le Mouvement Citoyens Genevois exige des explications et dépose, au Grand Conseil, une question écrite destinée au Conseil d’Etat, afin de savoir le coût de ce dysfonctionnement pour les finances du canton. Le journal « Le Temps » (du 15 février 2017) nous apprend que plus de 5300 contraventions tombent sous le coup de la prescription et que le Ministère public a demandé que le Département de la sécurité et de l’emploi (DSE) mette fin à ce retard phénoménal. En vacances, le conseiller d’Etat PLR Pierre Maudet n’a pas eu le temps d’accorder une réponse.

Ces prescriptions sont choquantes au moment où le tarif des amendes a très fortement augmenté, créant une inégalité de traitement d’autant plus manifeste. En effet, celui qui s’acquitte dans les temps de son amende d’ordre est prétérité par rapport à celui qui fait opposition, en espérant ne rien payer par manque de personnel ou pour des raisons techniques.

Dégradation à l’Etat

Au moment où le département du PLR Pierre Maudet jette l’argent par les fenêtres en raison d’une mauvaise gestion, il s’attaque aux prestations des fonctionnaires de son département, soi-disant pour des raisons d’économies. Ces attaques répétées contre les serviteurs de l’Etat sont d’autant moins acceptables, que le Département montre le mauvais exemple en laissant perdurer le dysfonctionnement du Service des contraventions. Nous assistons ainsi à une dégradation de l’Etat de Genève.

Par ailleurs, comment exiger des contribuables qu’ils s’acquittent de leurs obligations, si le DSE n’est pas à même d’encaisser toutes les sommes qui lui sont dues ? Il convient de mettre fin le plus rapidement possible à ce grave dysfonctionnement.

Ana ROCH, présidente du MCG

Jean-Marie VOUMARD, chef du groupe MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Un signal clair après le NON à RIE3

VOTATIONS DU 12 FEVRIER 2017

Donner un signal clair après le NON à RIE3

Le MCG a pris acte du résultat des votations du 12 février 2017 et en particulier de la réforme RIE3 qui est un enjeu important pour Genève. Au niveau fédéral, au moment où nous publions ce communiqué, le NON semble nettement l’emporter, démontrant ainsi que les électeurs suisses cherchent des compromis équilibrés au niveau fiscal.

A Genève, nous nous trouvons face à un petit NON de 51,7%., qui s’explique par la tendance générale au niveau suisse mais qui démontre aussi un certain nombre d’erreurs commises durant la campagne des votations. En particulier, il y a eu un manque d’explications claires. Il convient de souligner que les opposants ont multiplié les slogans mensongers à plusieurs niveaux, mais avec des méthodes plus visibles et efficaces que les partisans du OUI. Nous déplorons que les syndicats patronaux genevois ne se soient pas engagés dans une politique en faveur de l’embauche des résidents genevois, ce qui aurait été un signal clair à même de trouver une majorité d’électeurs.

Ce NON ajoute de l’incertitude, ce qui est préjudiciable au maintien des entreprises sur le territoire genevoise et à l’emploi. En terme fiscal, ce NON aura des conséquences très négatives sur le budget de l’Etat de Genève et le MCG devra se battre encore plus fort pour conserver les prestations ainsi que les rémunérations de la fonction publique, qui sont clairement menacées ces prochaines années. Le rôle du MCG sera déterminant dans ces combats en faveur des citoyens genevois.

Pour défendre les finances genevoises et les entreprises du canton, nous allons proposer de nous aligner sur les conditions offertes par le canton de Vaud, en proposant un taux compétitif de 13,49 en recherchant le soutien de la majorité responsable du Grand Conseil.

Ces prochaines années vont être difficiles pour le canton de Genève, très dépendant des multinationales qui représentent 20’000 emplois directs et des rentrées fiscales importantes, si nous ne donnons pas rapidement un signal clair.

Fonds FORTA
En revanche, nous nous réjouissons de l’adoption du Fonds FORTA qui va permettre d’améliorer les infrastructures routières, notamment dans le trafic d’agglomération. Cela sera bénéfiques pour Genève, notamment pour financer l’élargissement de l’autoroute de contournement et la traversée de la rade.

Naturalisations
Nous prenons acte de l’acceptation de la loi sur la naturalisation de la troisième génération facilitée. Si le MCG s’est opposé aux procédures qui échappent aux cantons et aux communes, nous sommes bien entendu favorables à l’intégration facilitée au moyen de la naturalisation mais nous voulons éviter une naturalisation à deux vitesses.

Ana ROCH, présidente du MCG

Daniel SORMANNI, vice-président du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG