CAISSE DE PENSION DE L’ETAT DE GENEVE

Soigner la CPEG et ne pas saigner les petites retraites

La caisse de pension de l’Etat de Genève (CPEG) s’apprête à couper de 20% les futures retraites. Une solution avantageuse pour tous est présentée par le MCG et d’autres partis. Nous ne voulons pas de génération sacrifiée.

C’est un véritable « massacre » qui est proposé pour équilibrer les comptes de la caisse de pension CPEG. Après 12% de baisse pour les retraités, c’est 20 % des pensions qui devaient être coupés par le comité de la caisse de retraite CPEG, avec la complicité du président PLR du Conseil d’Etat François Longchamp.

Le groupe MCG du Grand Conseil, allié à d’autres partis (Ensemble à gauche, PS et Verts) dont nous ne partageons pas la ligne politique sur d’autres sujets, a demandé une séance extraordinaire de notre Parlement qui se tiendra le 24 avril prochain. Nous ne pouvions pas accepter la coupe d’un tiers des prestations de retraites à la CPEG et avons cherché, malgré nos différences, une solution acceptable, qui demande un effort équilibré des employés et de l’employeur.

Pour ce faire, nous avons déposé un projet de loi qui propose d’allouer un crédit de 800 millions de francs. Cela permettra la dissolution de provisions estimées à plus de 300 millions, et il devrait rester environ 480 millions à financer sous forme de transfert d’actifs ou d’emprunts. Vu la baisse de la dette de 300 millions de francs en 2016 et le fait que nous sommes maintenant très loin de la limite du frein à l’endettement avec 11,9 milliards de dette moyenne en 2016, nous pourrions appliquer un rééquilibrage durable de la CPEG à moindre coût.

Ayant appris que nous allions donner corps à cette alternative, le président PLR du Conseil d’Etat François Longchamp s’est dépêché de faire, devant le Grand Conseil, une déclaration où il lance des propositions qui ne sont pas réalisables dans l’immédiat et nécessitent 4 milliards de financement ou beaucoup plus. C’est un leurre.

Au contraire, le MCG et les partis responsables du Parlement proposent une solution rapidement réalisable et avantageuse à la fois pour les contribuables et les futurs retraités. Le MCG refuse qu’il y ait une « génération sacrifiée ».

En effet, nous devons actuellement régler les problèmes et l’inconscience des partis, en particulier le PLR, qui n’a rien fait pendant des décennies, avant la réforme de 2012, et a créé la situation de crise actuelle. Le MCG prône une gestion rigoureuse et intelligente de l’Etat de Genève. Maintenant, nous avons l’occasion d’obtenir une stabilisation durable.

Ana ROCH, présidente du MCG

Daniel SORMANNI, député, président de la Commission de contrôle de gestion

François BAERTSCHI, député à la commission des finances du Grand Conseil