Votations du 4 mars 2018: Fêtes de Genève sauvées

VOTATIONS DU 4 MARS 2018

L’initiative sur les Fêtes de Genève balayée

Le MCG se réjouit que ce projet funeste et destructeur a été rejeté. Par ailleurs, nous prenons acte des votations communales et fédérales.

L’initiative municipale qui risquait de mettre en péril de vraies fêtes de Genève, a été nettement refusée alors que le contreprojet que nous soutenions a été accepté. Après une suite de scandales financiers et d’errances, les électeurs de la Ville ont voulu remettre les pendules à l’heure. Ainsi, nous pourrons jeter les bases d’une manifestation populaire, maîtrisable et pérenne.

En revanche, toujours en Ville de Genève, nous regrettons l’issue du vote qui donne le feu vert à la destruction du Petit-Saconnex, dernier village de la commune. Si une importante minorité – 40% – s’inquiète de la destruction de notre cadre de vie, la pénurie de logements a lourdement pesé sur le vote. La même tendance se retrouve à Bernex où une urbanisation a été acceptée à 54%, alors que Chêne-Bougeries, souvent réticente à la densification, refuse de justesse deux projets immobiliers.  Cela conforte la politique du MCG qui réclame un développement de logement dans le secteur Praille-Acacias-Vernets (PAV), afin de faire baisser la pression sur d’autres quartiers et de fournir les logements ainsi que les activités nécessaires.

Toujours en Ville de Genève, nous prenons acte du refus par les électeurs de coupes budgétaires à hauteur de 2,5 millions sur un budget de 1100 millions de francs.

Pour les scrutins fédéraux, nous soutenions le Régime financier de la Confédération, nécessaire pour son bon fonctionnement, ce qui a été accepté par 87% de oui dans le canton de Genève. Concernant le vote sur l’initiative « No Billag », le MCG avait laissé la liberté de vote et nous prenons acte d’un refus à hauteur de 74% environ à Genève.

Ana ROCH, présidente du MCG

Daniel SORMANNI, chef du groupe MCG au Conseil Municipal Ville de Genève

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

Tolérance zéro pour lutter contre l’insécurité

L’insécurité a pris des proportions tout à fait inacceptables dans la région.

Les récents faits divers (notamment des braquages de banques) sont le signe de cette dégradation. Le MCG estime que cette situation ne peut plus continuer et qu’elle a été encouragée par la faiblesse de nos autorités.

Nous intervenons au niveau cantonal. Mais le rôle de la commune est également important, en particulier pour la prévention.

Le MCG estime qu’il faut se donner les moyens suffisants, en moyens humains et dans la vidéosurveillance au bon endroit, pour améliorer cette situation et protéger les Citoyennes et les Citoyens.

Ras-le-bol des cambriolages

Les cambriolages se multiplient.. C’est devenu insupportable pour de nombreux habitants qui doivent en subir les conséquences.

Il est clair que cette criminalité est encouragée par l’abandon des postes-frontière et la limitation du travail de surveillance, par manque de personnel.

Le MCG se bat contre cette dérive. Nous avons notamment organisé au printemps 2010 trois manifestations à Moillesullaz, à Vallorbe (Vaud) et au Locle (Neuchâtel). Mais les partis gouvernementaux de gauche et de droite font tout pour démanteler le système douanier en lui refusant les moyens, tout en faisant de beaux discours.

Au niveau municipal, il faut agir dans le domaine de la prévention.

La vidéo-surveillance dans certains points sensibles, par exemple près des commerces ou des parkings, peut être utile. Mais elle est insuffisante.

L’important est d’avoir la meilleure visibilité possible des forces de sécurité communales et cantonales. En particulier, la police municipale doit avoir les moyens suffisants pour faire son travail de prévention.

C’est un moyen d’agir au mieux contre ce phénomène qui pourrit la vie de nombreux habitants de notre commune.

Priorité à la formation des résidents genevois

Il manque des infirmières diplômées pour travailler dans nos hôpitaux. Un effort de formation est nécessaire mais il ne doit pas être réalisé n’importe comment.

Actuellement, un projet prévoit de former du personnel médical conjointement avec la France et la Suisse, Ce que nous ne pouvons pas accepter parce que les résidents genevois se retrouveront encore plus écartés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Nous sommes scandalisés de constater que les institutions municipales, soucieuses de limiter leurs coûts de fonctionnement, n’accordent plus la priorité de l’emploi aux résidents genevois et engagent sans scrupule du personnel frontalier qualifié et formé à l’étranger.

Le MCG veut encourager la formation des jeunes répondant au marché du travail dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité. Il propose que des mesures financières incitatives invitant les institutions locales (publiques ou privées) à offrir des places de stages de formation à des jeunes résidents genevois en priorité.