Réforme RIE III : pas n’importe comment!

Le MCG ne donnera pas de carte blanche

Nous avons été très surprises de lire la Tribune de ce jour (20 juillet 2016) qui laisse penser que le MCG et de l’UDC auraient été absents du débat RIE III, alors que nous y avons pris une place essentielle.

En effet, c’est le MCG qui a pris l’initiative de proposer la réduction du taux d’imposition des entreprises à 13% faisant ainsi preuve d’anticipation, pour le bien de l’emploi et de l’économie genevoise.

Si le MCG est prêt à accepter de suspendre le frein à l’endettement et au déficit temporairement afin de pouvoir évaluer les effets de l’application de RIE III, il ne sera pas moins attentif à la bonne gestion des deniers publics.

Il ne s’agit pas d’un chèque en blanc aux autorités cantonales et communales. Le MCG ne souhaite pas que RIE III se fasse sur le dos des travailleurs genevois et de la fonction publique ni par une coupe des prestations sans discernement à la population mais il demande aux magistrats de revoir chaque dépense, juger de sa pertinence et de son efficacité.

En outre, ils doivent être particulièrement attentifs au rendement des investissements faits par l’Etat et les communes, qui méritent d’être mieux évalués avant d’engager les dépenses. Les opportunités de réaliser certains investissements doivent également être réétudiées. La maîtrise des budgets doit être une priorité pour les magistrats de tout bord.

Quant aux entreprises bénéficiaires de cette baisse d’impôts, nous veillerons à qu’elles le réinvestissent dans la formation des jeunes, l’emploi des résidents qui nous tient à cœur et qu’elle n’aboutisse pas à une simple augmentation des dividendes versés aux actionnaires. Nous nous réservons le droit de revenir ultérieurement avec un projet de loi visant à augmenter le taux d’imposition si les entreprises ne jouent pas le jeu.

L’objectif de RIE III est de maintenir l’emploi sur le Canton et d’inciter les entreprises et les associations patronales à améliorer la structure du marché de l’emploi genevois, ce qui passe inévitablement par une diminution du taux de chômage du Canton.

Ana ROCH, Présidente du MCG

Sandra GOLAY, Représentante du MCG à la Table ronde RIE III

Plus de liberté pour les locataires

LOCATAIRES AUJOURD’HUI, PROPRIETAIRES DEMAIN

La meilleure manière de protéger un locataire est de l’aider à devenir propriétaire.
Et c’est bien sous l’égide de l’art. 180 de notre Constitution cantonale, qui commande de favoriser l’accès à la propriété, que le Grand Conseil genevois adopta le texte suivant, à une très large majorité, le 13 novembre 2015 :

PL 11408 modifiant la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (mesures de soutien en faveur des locataires et de l’emploi) (LDTR) (L 5 20) (Plus de liberté pour les locataires)

Art. 39 al. 3 (abrogé), al. 4 lettre e (nouvelle teneur)
e) est acquis par un locataire souhaitant librement acheter l’appartement qu’il occupe effectivement depuis 5 ans au moins et à qui la teneur de l’art. 271 a, al. 1 let c CO (protection contre le congé-vente) a été notifiée. Dans ce cas, le prix de vente du mètre carré PPE ne peut dépasser CHF 6’900.-, montant indexé annuellement à l’indice genevois des prix à la consommation, et les locataires restant dans l’immeuble doivent également obtenir la garantie de ne pas être contraints d’acheter leur appartement ou de partir.

En substance, la loi votée permettra à un locataire de pouvoir se porter librement acquéreur de son appartement, sans qu’aucune contrainte ne puisse être exercée afin de l’obliger de quelque manière que ce soit (protection absolue contre la pratique dit du ‘congé-vente’).
Un locataire pourra donc acheter l’appartement où il vit (depuis au moins 5 ans), réaliser de considérables économies de loyer en bénéficiant des taux bas d’aujourd’hui, troquer son statut précaire contre une assurance de pérennité, transmettre son bien à ses héritiers, et surtout, ne plus payer un loyer ‘dans le vide’.
Un exemple chiffré :

Un appartement de 4 pièces entre CHF 380’000.- et CHF 552’000.- !
M. X loue un appartement de 4 pièces aux Eaux-Vives, de 80 m2 PPE, dans un bel immeuble ancien, correctement entretenu.
Son loyer est de CHF 1’692.-/ mois (hors charges).
Le prix maximum au m2 PPE qui pourra être pratiqué, selon la nouvelle loi, est de CHF 6’900.-, soit un prix nettement inférieur aux maxima pratiqués en zone de développement où les prix sont contrôlés par l’État.
Dès lors, le prix de vente de l’appartement ne pourra dépasser la somme de  CHF 552’000.- (il sera bien souvent inférieur).
Pour acquérir pareil logement, les fonds propres devront se monter entre             CHF 55’200.- et CHF 110’400.-.
Les frais de transfert bénéficieront du rabais Casatax.
Dans l’hypothèse d’un apport de 20% en fonds propres et d’un financement hypothécaire à hauteur de 80%, soit de CHF 441’600.-, le coût du crédit se monterait à environ CHF 6’624.-/ an, soit CHF 552.- par mois, avec un taux d’intérêt fixe sur 10 (ou 15) ans (la charge d’intérêts ne pourra donc plus varier).
Les charges de copropriété, y compris le fonds de rénovation, se monteraient typiquement à CHF 6’000.-/ an, soit CHF 500.-/ mois.
Après acquisition, le nouveau ‘loyer’ de M. X se situerait ainsi à CHF 1’052.-/ mois, avec une visibilité sur 10 (ou 15) ans !
L’économie de loyer réalisée de CHF 640.-/ mois (soit une économie de 38%), servira principalement à amortir l’emprunt hypothécaire (épargne forcée).
Ainsi, pour le locataire, l’opération que permet la loi est évidemment particulièrement intéressante.
On notera que le texte voté ne laisse aucun espace pour des pratiques spéculatives car, d’une part, le locataire doit être en place depuis au moins 5 ans, et d’autre part, profiter des conditions particulièrement favorables d’acquisition, en revendant, exposerait le vendeur à un impôt spécial sur le gain immobilier (IBGI) à hauteur de 50%.
Par ailleurs, il se condamnerait à devoir trouver un autre appartement dont le loyer ou prix enlèverait tout bon sens économique à la vente projetée.
Il est donc quasi-certain que le locataire acquéreur continuera à habiter son logement. Ce sera le but même de son achat.
Il est également absurde de prétendre qu’avec cette loi, une sélection se fera au sein des candidats à la location (taux d’effort, volonté d’acquérir).
Premièrement, nous l’avons vu, en cas d’acquisition, le taux d’effort sera moindre, vu la baisse du ‘loyer’ après achat, et deuxièmement, les conventions couplées qui lient le locataire lors de la conclusion du bail afin de notamment l’obliger à acquérir ultérieurement sont inefficaces (art. 254 CO).

Ainsi, aucune possibilité pour un propriétaire de pouvoir sélectionner utilement les candidats à la location selon leur désir d’acheter ou non.

Selon la loi, la volonté d’acquérir doit, en effet, être librement exprimée au terme d’un délai d’occupation d’au moins 5 ans.
La loi oblige également le propriétaire-bailleur, souhaitant vendre un appartement, à notifier préalablement au locataire en place les dispositions du droit du bail qui le protège contre toute velléité de contrainte ou de congé-vente.
Là encore, en cas de résiliation de son bail, le locataire pourrait aisément faire annuler la résiliation en produisant la notification de ses droits (art. 271 a lettre c CO).
Subséquemment, aucune résiliation de bail ne pourra intervenir pendant un délai de 3 ans (art. 271 a lettre e CO).
La protection du locataire en la matière est ainsi absolue et il ne peut être contraint à l’achat, de quelque manière que ce soit.
Afin de répondre à d’autres inquiétudes, notons que le parc locatif genevois est constitué d’approximativement 85% de logements locatifs, soit 191’250 unités, sur un total de 225’000 environ.
C’est le plus haut taux suisse, européen et mondial.
Même si 10’000 logements sont acquis par le locataire en place, sur une période de 10 ans, la proportion excéderait toujours 80% !
On ne peut donc venir prétendre que la novelle aura pour conséquence ‘un démantèlement du parc locatif’.
A titre de comparaison, en Europe ou Amérique du Nord, c’est le pourcentage de propriétaires qui se situe dans un intervalle allant de 70 à 80%, et il n’y est pas fait état d’une insuffisance du parc locatif destiné à la classe moyenne.
Aucune crainte, dès lors, à avoir pour le parc locatif genevois, ni pour la proportion de ce parc correspondant au besoin prépondérant de la population (accessible au moyen d’un revenu médian).
De plus, une partie non négligeable de nouveaux propriétaires offriront également leur bien à la location (à l’occasion d’un déménagement, d’un départ ou encore d’un divorce, etc.).
Rappelons qu’en considération de l’invite constitutionnelle, l’accès à la propriété par les classes moyennes demeure l’une des priorités de la présente législature (2013-2018).
La loi votée permettra cette accession dans de meilleures conditions encore que celles pratiquées au sein de l’économie immobilière planifiée où les prix sont contrôlés par l’État.
Malheureusement, pour des motifs purement politiques et idéologiques, la gauche dure a décidé de s’opposer au texte clair de la Constitution genevoise au travers de la nouvelle loi votée au Parlement, en lançant un référendum (facilité : 500 signatures !).
Pour ces partis et mouvements de gauche (PS, Verts, EAG et l’Asloca), il semble acquis et démontré que ce n’est pas l’intérêt des locataires qui les préoccupent en premier lieu, mais bel et bien la crainte de l’érosion de leur électorat, principalement composé de locataires.

Grand Conseil: victoire de la sagesse

DECISION DU BUREAU DU GRAND CONSEIL

La sagesse a prévalu sur le conflit

Le Bureau du Grand Conseil s’est réuni ce matin 14 octobre pour prendre une décision sur des sanctions éventuelles, suite au désordre qui s’est déroulé lors de la séance du 10 octobre dernier. Afin d’apaiser la situation, le Bureau a décidé de ne sanctionner personne, comprenant certainement les tensions qui ont agité le Parlement de part et d’autre.

La sagesse l’a emporté et la démocratie se voit renforcée.

Nous félicitons le Bureau pour avoir calmé la situation, ce qui permettra d’avoir des séances beaucoup plus sereines.

Roger GOLAY, président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

Propos inadmissibles et anti-démocratiques du député Vincent Maître

Ce député s’illustre par le dénigrement systématique du MCG. Il n’a d’ailleurs aucun autre bilan politique à son actif…

Le Mouvement Citoyens Genevois a été outré des déclarations faites publiquement par ce personnage suite à la gigantesque bévue du Président du Grand Conseil, qui a fait expulser par la police le Vice-Président Eric Stauffer vendredi 10 octobre. En effet, Maître s’est autorisé à traiter certains parlementaires MCG de « fascistes », « voyous » et « mafieux », propos indignes de la part d’un élu du peuple.

Venant de quelqu’un qui était absent plusieurs mois de Genève pour des raisons opaques, qui de ce fait ne s’est pas inquiété des conséquences de son éloignement sur les institutions genevoises, on s’étonnera de le voir donner des leçons de démocratie et surtout de moralité.

Maître ferait mieux de travailler pour le bien de ses concitoyens au lieu d’être un adepte de la polémique stérile et de la zizanie. Pour l’instant, nous constatons que ce personnage n’a pas obtenu une seule victoire politique. Il est bon de rappeler que Maître avait polémiqué sur les jetons de présence et à ce jour, sur le plan financier, nous n’avons pas appris qu’il avait renoncé à ladite augmentation.

Grands donneurs de leçons, plusieurs députés PDC n’hésitent pas à traiter de plus en plus souvent les députés MCG de « fascistes » ou de « fachos ». Ils feraient mieux de regarder dans le rétroviseur leur passé en ce domaine qui n’est de loin pas si reluisant.

Dans les années 1920 et 1930, proches des idées corporatistes en vogue chez Mussolini, les démocrates-chrétiens d’alors (appelés  conservateurs chrétiens-sociaux) soutenaient beaucoup d’idées des fascistes italiens. Dans les années 1930, ils se sont d’ailleurs illustrés en s’apparentant à l’Union nationale de Géo Oltramare, qui a fini collaborateurs des Allemands à Radio-Paris dans les années les plus sombres de l’Occupation. Ces démocrates-chrétiens étaient d’ailleurs bien accompagnés par les libéraux (appelés démocrates en ce temps-là) et les radicaux.

Le passé sombre du Parti démocrate-chrétien n’a fait l’objet d’aucune excuse publique, alors qu’ils devraient avoir un devoir de mémoire.

Le tout jeune Maître ne maîtrise pas le passé de son parti et le sens des mots, en traitant certains députés MCG de fascistes. Quant aux qualificatifs de voyous et de mafieux, vu les procédés utilisés par Maître, nous restons dubitatifs.

Le passé obscur de son parti devrait faire réfléchir le jeune Maître qui serait bien avisé de mesurer ses paroles et de ne pas utiliser des mots qu’il ne Maîtrise pas.

Roger GOLAY, président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

Détroit en faillite. Et Genève?

Mauro Poggia.
Mauro Poggia.

Le conseiller national MCG Mauro Poggia s’interroge sur Détroit et Genève.

Nous l’apprenons cette semaine, Détroit est la plus grande ville des Etats-Unis à se déclarer en faillite, ce que la loi américaine permet aux collectivités publiques, afin d’éviter les conséquences d’une cessation des paiements mettant en péril les services publics essentiels (police, pompiers, urgences médicales)

Depuis ce côté-ci de l’Atlantique, la nouvelle paraît exotique, et depuis la Suisse, tant bercée par le discours lénifiant de nos dirigeants, elle pourrait même paraître surréaliste. Cela n’arriverait jamais chez nous ! Pense-t-on immédiatement.

Et pourtant, à y regarder de plus près, la réalité des chiffres est inquiétante.

Détroit, avec 707’000 habitants, a une dette de 18,5 milliards de dollars, correspondant approximativement (on n’est plus à quelques centaines de millions près) à 17,5 milliards de francs.

Genève, avec 471’000 habitants supporte désormais une dette de 11,2 milliards.

Alors je vous le demande, qui de Détroit ou de Genève est proportionnellement la plus endettée ?

Certes, la notation de Genève n’est pas celle de Détroit, ce qui influe encore favorablement sur les taux de la dette que nous devons (du moins celles et ceux qui paient des impôts dans cette République) assumer. Certes, notre canton n’est pas en cessation de paiements et nos fonctionnaires et fournisseurs reçoivent ce qui leur est dû.

Mais pendant combien de temps encore ?

Peut-on faire indéfiniment comme si de rien n’était ? Sans jamais envisager un remboursement régulier de la dette, tant que l’on peut encore le faire ? Ou est-il déjà trop tard ? Précisément lorsque la population a dû avaler la pilule amère du renflouement des caisses de pension publiques que l’incurie électoraliste de décennies de dirigeants a laissées se vider inexorablement ?

Malgré ce constat alarmant, et alors que Genève doit faire face, chaque jour davantage, à un inquiétant afflux de personnes faisant appel à la solidarité, certains n’ont de cesse de lancer initiatives sur projets de lois, et de se répandre en déclarations haineuses, systématiquement dirigées contre les contribuables les plus importants de notre pays et de notre canton, sans lesquels nous pourrions rapidement suivre l’exemple de Détroit.

Combien de fois faudra-t-il rappeler à ces moralisateurs de comptoir que rien n’est plus mobile qu’un riche et que rien n’est plus sédentaire qu’un pauvre, de surcroit assisté ? La Suisse doit-elle suivre l’exemple désolant de certains pays européens, qui ont fait fuir leurs riches tout en conservant et en augmentant le nombre de leurs pauvres, et qui se permettent, de surcroit, de donner des leçons ?

Il est temps de se réveiller ! Les loups sont à la lisière de la forêt, et certains agneaux, parmi nous, sont devenus leurs complices inconscients, en les accueillant en libérateurs.

Mauro POGGIA

Eveline Widmer-Schlumpf doit démissionner!

Pitié!
Invasion européenne

La signature de la nouvelle Convention de double imposition sur les successions avec la France, par la Conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, en date du 11 juillet 2013, est à ce point l’expression d’un total mépris pour le Parlement qui l’a élue, et notamment pour le Conseil national, que sa place au sein du gouvernement n’a plus aucune légitimité.

Dans n’importe quel autre pays démocratique de la planète, faute de démission spontanée, un vote de confiance (ou plutôt de défiance) la renverrait dans le canton qu’elle aurait été bien inspirée de ne jamais quitter.

Il faut en effet rappeler que le problème soulevé par cette signature intempestive et irréfléchie, quelques jours après que la France ait renoncé à dénoncer la Convention actuellement en vigueur, et pour laquelle un délai lui était fixé au 30 juin, va largement au-delà d’une banale, et aujourd’hui fréquente, controverse sur ce que devrait englober la défense des intérêts de notre pays.

Pourquoi ?

Le 13 mai 2013, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national, consciente des négociations qui se tramaient sur le sujet de la double imposition avec la France, adoptait une motion (13.3374), demandant expressément au Conseil fédéral de n’accepter en aucun cas que des immeubles situés en Suisse soient imposables par un Etat tiers. (http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20133374)

Avec une rare célérité, et après un débat que les personnes intéressées pourront retrouver au moyen du lien indiqué ci-dessous, le Conseil national, le 19 juin 2013, par 119 voix contre 62, adoptait cette motion, infligeant un camouflet cuisant à Eveline Widmer-Schlumpf, qui s’y opposait.(http://www.parlament.ch/ab/frameset/f/n/4909/410211/f_n_4909_410211_410251.htm)

Pourtant, moins d’un mois plus tard, notre Conseillère fédérale décide de passer outre cette injonction, acceptant de laisser imposer les immeubles situés en Suisse, lorsque l’héritier est domicilié en France, et alors même que le défunt était domicilié en Suisse.

« Il faut que l’héritier soit domicilié en France depuis 8 ans, et non 6 comme le voulait la France » nous rétorque notre brillante négociatrice. Beau succès diplomatique, assurément.

« L’Allemagne et la France ont une Convention similaire » ajoute-t-elle. Certes, mais l’Allemagne impose les successions en ligne directe, comme la France, alors que de nombreux cantons suisses ne le font pas !

En d’autres termes, le ressortissant Suisse domicilié en France (que l’on pense au Genevois domicilié en Haute-Savoie), pourrait être amené, au décès de son père domicilié en Suisse, à vendre la maison dans laquelle celui-ci vivait pour verser à la France des impôts successoraux de plus de 50% ! On croit rêver.

Et quelle serait la contrepartie à une telle concession (ou plutôt, pourrait-on dire abdication) ? Aucune, si ce n’est l’ouverture de négociations plus larges avec la France, afin d’avoir l’insigne honneur de lui accorder d’autres concessions.

Au-delà de l’incongruité de la démarche de notre Conseillère fédérale, l’indécence qui consiste à faire très exactement le contraire de ce que lui recommande une Chambre du Parlement, sous prétexte que ce dernier pourrait toujours ne pas ratifier la Convention, dénote un tel mépris pour la volonté du peuple qui l’a élue par le biais de la démocratie indirecte, qui a récemment (et malheureusement) été maintenue par les urnes, que sa place au sein du Conseil fédéral n’a plus de légitimité.

Alors, Madame Eveline Widmer-Schlumpf, évitez un camouflet définitif en 2015 : démissionnez ! Pour le bien de la Suisse.

Mauro POGGIA, conseiller national MCG

Kadhafi ou le coup de la patate chaude!

kadhafiLe MCG constate qu’avec une constance plutôt inquiétante, le Conseil fédéral persiste dans ses grossières erreurs d’appréciations.

Parmi celles-ci figure sans aucun doute l’ouverture d’une procédure pénale contre Eric Stauffer pour insultes à l’égard d’un dictateur, en l’espèce le Sieur Kadhafi. Depuis lors, la planète entière a applaudi la chute de ce triste individu dont les exactions ne méritent certainement pas le soutien d’un Etat démocratique tel que la Suisse.

De façon élégante, le conseiller national MCG, Mauro Poggia a offert au Conseil fédéral l’occasion de sortir de cette ridicule affaire par le haut. Il suffisait de présenter des excuses à M. Stauffer de s’être pareillement fourvoyé, notamment en raison du fait que les intérêts supérieurs de la Suisse n’ont jamais été exposés, élément indispensable au dépôt d’une telle plainte.

Au lieu de cela, et selon une tradition qui semble s’installer durablement, l’exécutif fédéral préfère la politique de l’autruche et renvoie la patate chaude au Conseil d’Etat genevois. Ce dernier n’est pas maître de la poursuite celle-ci ayant été diligentée par l’échelon fédéral, il ne peut donc pas grand-chose, quand bien même il semble être l’initiateur de la plainte, certainement pour des raisons de politique intérieure genevoise.

On comprend mieux, au travers de cette bien lamentable affaire, que le Conseil fédéral soit pareillement incapable de gérer une situation autrement plus périlleuse pour le pays, le conflit fiscal qui oppose la haute finance zurichoise aux autorités américaines. A tel point qu’il est peut-être pertinent de se poser la question de savoir si ce Conseil fédéral, prêt à accepter tout et n’importe quoi, ne constitue pas, lui, un danger autrement plus imminent pour la Suisse que les propos, certes vifs mais fondés, d’Eric Stauffer à l’encontre d’un dictateur déchu par son propre peuple.

Roger GOLAY, Président du MCG

Patrick DIMIER, Essayiste et juriste

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

 

Le PLR tremble et mord comme un petit roquet

Mauro Poggia.
Mauro Poggia.

Mauro Poggia, conseiller national et vice-président du MCG, réagit suite aux attaques du PLR.

Dans un article d’une rare malhonnêteté intellectuelle, publié vendredi 24 mai dans Le Temps, mué pour la circonstance en organe de propagande du PLR, Alain-Dominique Mauris, Président de ce même parti, s’en prend violemment au MCG, enjoignant « les électeurs » à ne pas se laisser tromper par lui. Pour sa démonstration de pacotille, Monsieur Mauris n’hésite pas à sélectionner sciemment les faits qui l’arrangent, et à déformer les propos d’un conseiller municipal, les sortant de leur contexte, et, pire encore, en les attribuant à un parti tout entier. Alors que le travail unanimement reconnu d’Eric Stauffer à Onex démontre les capacités de l’intéressé et la distinction qu’il y a à faire entre le combat politique et l’activité de magistrat, Monsieur Mauris se permet d’affirmer avec une suffisance crasse qu’une « fois au pouvoir, l’élu MCG se tait ». Il fallait oser et il fallait être sacrément aux abois pour le faire.

roquetLe fait que le PLR désigne son adversaire pour les élections de cette année, ailleurs que dans les rangs de l’Alliance de gauche, ou même de l’extrême gauche, dont le retour au Grand Conseil est probable, est significatif à deux points de vue au moins :

D’une part, les « têtes pensantes » du PLR considèrent profitable de continuer à stigmatiser le MCG en tant que parti d’extrême droite, alors que tout observateur honnête de la vie politique genevoise a constaté depuis longtemps que tel n’est manifestement pas le cas. Aucun journaliste sérieux ne s’hasarderait d’ailleurs aujourd’hui à le prétendre, ni même à le penser. Mais Monsieur Mauris, depuis le bocal à poissons (pas rouges) à travers lequel il regarde le monde, pense qu’en agissant de la sorte, au mieux, il convaincra les électeurs de la droite modérée de ne pas s’approcher de la bête hideuse ou, au pire, si ces même électeurs se laissaient malgré tout séduire par le MCG, ils n’oseraient pas, espère-t-il, en parler autour d’eux, de peur d’être, eux aussi, répudiés par la Genève bien-pensante.

D’autre part, cette attaque virulente et clairement outrancière, exprime la crainte légitime du PLR, et à travers lui de l’Entente, de perdre des sièges au profit du MCG, qui, tout en défendant les principes de base de l’économie libérale, a su, à la fois, redonner un sens à la vision humaniste de la société, trop souvent piétinée par le PDC au profit du pouvoir de l’argent, et fixer les limites d’un « laisser faire, laisser aller » qui, par la libre circulation des personnes, a démontré, dans notre canton, la vulnérabilité de notre marché de l’emploi.

Alors, oui, Monsieur Mauris, vous avez raison d’avoir peur ! Car votre vision étriquée de la politique, votre incapacité à créer au sein de votre nouveau parti, une cohésion entre de vrais radicaux humanistes et de purs ultra-libéraux, implique un risque réel, et déjà concrétisé, de défections au profit du MCG, qui a su prouver qu’il était tout simplement…ce que vous n’êtes plus capable de représenter et ce que vous ne serez jamais capable d’être.

Mauro Poggia

Cris du coeur

Suite à la publication de notre journal Le Citoyen, nous avons reçu de nombreuses réactions dont celles-ci:

Bonjour.

Vous avez tout à fait raison sur les points que vous reprochez concernant le bon fonctionnement de notre République.

J’ai fait installer la fibre optique dans mon appartement et je ne vous dis pas la qualité du travail exécuté par qui??? des frontaliers. Sur les huit qui ont défilé ici, seul un était bien de chez nous: Swisscom.

Quant au travail, on voit que la bienfacture est passée à la trappe.

 

Concernant les prisons, il y a un système qui est intéressant, parce qu’appliqué aux étudiants d’une uni du côté de Lille. N’ayant pas assez de studios pour les universitaires, la Mairie a fait installer des containers, modifiés ceux-ci pour la question sanitaire, électrique etc…., mais qui a l’avantage que ces habitations sont déplaçables. Et tout le monde est content, car c’est un système de logement rapide et pas cher, vu que la structure est déjà faite.

 

A quand Geneve se décidera-t-elle d’utiliser ce système, même provisoire, car s’échapper d’un container en acier…..

Ou encore ce cri du coeur:

Vous rendez-vous compte,

M. Stauffer, est pas encore Conseiller d’Etat, depuis la fondation du parti.

Lui, on l’aimerait bien à l’Exécutif Cantonal.

Opinion de citoyens

Vous trouverez ci-dessous des extraits de messages envoyés au MCG:

Permettez-moi, si vous le voulez bien, ce raisonnement?

J’ai 70 ans et suis un vilain français à Genève depuis novembre ….1946, ce beau Genève (enfin c’était un beau Genève?), que j’aime tant, ce Genève qui est devenu ma seconde Patrie.

Mais hélas comme les belles et bonnes choses ne durent, hélas, pas toujours, depuis quelques années, avec ces âneries de Schengen, libre circulation et autres (pardonnez-moi?) saloperies, notre beau et magnifiques Genève, entre autres Cantons, est devenu un véritable repaire de bandits, voleurs, assassins, criminels, trafiquants en tous genres, et autres malfrats.

(…) Pendant ce temps nos chères autorités qui jouent les impuissants, parlent, parlent beaucoup, et parfois promettent, mais sans concrétiser quoi que ce soit de positif, ou prennent l’excuse de nos lois mal fagotées ou inexistantes.

Il faut arrêter aussi de prendre l’excuse débile des droits de l’homme ou humains, concernant tous ces malfrats qui nous pourrissent la vie! Est-ce que ces derniers respectent les droit humains??? (…)

Une autre réaction:

Merci d’avoir distribué votre courrier dans nos boîtes à lettres. Et un grand merci de vous exprimer si clairement sur des problèmes quotidiens qui nous empoisonnent la vie. Chacun des points que vous mentionnez me fait dire des gros mots sur tel ou tel de nos édiles politiques, quelle que soit sa couleur politique.

(…)

Un citoyen honnête et sincère devrait voir dans vos arguments le reflet de la réalité, et non forcément une discours politique de plus … Dans ce contexte je pense que vous visez juste. Mais on connaît le public à Genève : rouspéter oui, agir non. D’autant plus qu’à Genève-Ville on n’aime plus se situer à droite … sans fausse honte. Le résultat est que notre Cité ressemble plus à une République bananière qu’à un lieu où il faisait bon vivre … jadis, il n’y a pas trop longtemps.

Une remarque : votre argumentation tient la route et je vous en félicite. Mais comment faire pour agir et pour réellement mettre en place des solutions efficaces et les faire adopter rapidement par le système politique paresseux et incompétent dans lequel nous devons vivre actuellement ? Cette remarque vaut autant pour Genève-Ville, que pour le Canton de Genève et pour nos représentants à Berne. Dans ce contexte, permettez-moi de remercier Me Poggia de ses efforts continus de se faire entendre à Berne et de sa transparence au niveau de la communication. Mais comment faire pour secouer Berne, secouer Genève, secouer cette masse d’abrutis qui n’a pas le courage de s’exprimer et qui est trop paresseuse pour voter ?

De mon côté, je n’ai pas le temps de m’impliquer activement dans un programme politique ou un autre. Ma seule force est ma volonté de voter et de m’exprimer, dire haut et fort ce que je pense.

A ce jour vous êtes l’unique parti politique à « appeler un chat un chat ». C’est tout en votre honneur. Par conséquent, il est très important que vous puissiez développer plus en profondeur la manière dont vous comptez agir et marteler cela de manière régulière et claire, de sorte que cela finisse un jour à entrer dans la substance mollusque qui se trouve dans le crane de nos concitoyens.

En vous remerciant d’avance de donner une suite précise et continue à vos efforts, je vous souhaite plein succès dans votre action.