Delphine PERRELLA-GABUS, maman de deux filles de 5 et 8 ans, licenciée de la faculté de droit de Fribourg, est cadre supérieure des affaires économiques du canton de Genève. Elle est également conseillère municipale à Versoix.

La décroissance ne se décrète pas, elle se subit. Elle est plus violente lorsque les gouvernants ont été nonchalants. L’économie genevoise si elle tourne bien ce n’est pas grâce aux gouvernants mais à la conjoncture. Celle-ci peut virer de bord sans prévenir, l’anticipation est actuellement absente des réflexions gouvernementales.

Economie: avoir une idée d’avance

Il faut une vision transversale et sortir du schéma d’incohérence qui gangrène depuis trop longtemps l’administration qui n’est que réactive, pas pro-active. Résultat on a toujours un temps de retard.

L’économie fonctionne avec le marché. Un pan entier de notre économie risque de chanceler à cause de la politique fédérale, absurde et dommageable pour Genève. Le gouvernement doit anticiper ce changement de paradigme et ausculter les formations proposées pour qu’elles soient toujours en adéquation avec les besoins du marché. C’est un enjeu majeur pour Genève, sa jeunesse, son avenir. Le monde moderne n’offre plus de rente de situation comme en ont bénéficié les sortants de ce gouvernement.

Soutenons nos entreprises, relâchons la pression fiscale pour les PME. Simplifions les procédures administratives qui démotivent les plus entreprenants. Si on peut se féliciter de l’implantation des grandes multinationales, ne défavorisons pas les entreprises familiales et locales. Ces entreprises méritent toute notre attention, notamment pour assurer la formation par la voie duale, si précieuse pour nos jeunes. Il est fondamental de maintenir un équilibre entre activités industrielles de pointe et traditionnelles.

Je m’engage, une fois élue, à tout mettre en œuvre pour régénérer notre tissu économique et assurer sa pérennité. C’est la condition de base pour maintenir la qualité de vie exceptionnelle qui a cours ici et qui fait la réputation mondiale de Genève.

Education et formation doivent fonctionner main dans la main. La formation commence le premier jour d’école. A Genève, la connaissance de plusieurs langues est une condition pour obtenir un emploi. Il est urgent de créer des classes bilingues très tôt dans le cursus scolaire. L’école doit être en phase avec son époque et assurer, tant aux parents, qui le plus souvent travaillent tous les deux, qu’aux enfants, un système scolaire stable dans ses structures comme dans ses méthodes. Nos enfants ne sont pas des laboratoires d’étude comme le croient certains, depuis trop longtemps aux commandes de ce département.

La formation: un enjeu capital

La voie duale est une composante à part entière du modèle économique suisse et non pas un palliatif à l’échec. On doit valoriser la voie professionnelle et les formations passerelles permettant de se réorienter en tout temps.

La diversité et la qualité des commerces de proximité font le succès d’un quartier. Les grands distributeurs ne doivent pas être avantagés. C’est trop souvent le cas à Genève depuis plus de quarante ans. Cette politique aveugle favorise la grande distribution, assure des marges de bénéfices colossales pour les grands groupes. C’est le modèle franco-américain qui ne doit pas être un exemple à suivre mais à fuir.

Gouverner Genève c’est assurer son avenir, je m’y engage.