[singlepic id=20 w=320 h=240 float=]

Une ordonnance pénale a été rendue jeudi 13 septembre par le premier procureur Yves Bertossa, qui condamne le Président d’honneur  du MCG et député Eric Stauffer, pour violation du secret de fonction.

 

L’avocat d’Eric Stauffer, Mauro Poggia, va faire appel de cette ordonnance de condamnation, qui vise à cacher les dysfonctionnements et s’oppose au contrôle démocratique.

 

C’est en demandant la vérité sur un service public, les SIG, qu’Eric Stauffer a été condamné. Rappelons que grâce à son action, les déchets napolitains toxiques ne sont pas arrivés à Genève. On lui est reconnaissant d’avoir pris des risques pour nous et de ne pas avoir gardé le silence.

 

L’ordonnance de condamnation reproche à Eric Stauffer d’avoir publié sur un blog le courriel envoyé au Conseil d’administration des SIG, pour que celui-ci lui transmette des informations financières. Si faute il y a, elle provient bien du Conseil d’administration qui refuse de donner des informations importantes à un administrateur, le considérant comme une vulgaire potiche. Eric Stauffer n’a publié aucun élément confidentiel des débats qui se tiennent au sein du Conseil d’administration, il a juste rendu publique l’impossibilité qu’il avait d’exercer sa fonction d’administrateur dans une entreprise publique.

 

Rappelons que les membres du conseil d’administration de la BCGe ont été inquiétés par la justice pour ne pas avoir fait le travail exemplaire d’Eric Stauffer.

 

Eric Stauffer déclare : « A chaque fois que l’Etat dysfonctionnera comme dans l’affaire des déchets napolitains, de la cession d’Energie Ouest Suisse à une société cotée en bourse, l’Etat me retrouvera en travers de sa route et je n’ai pas peur de faire l’objet de condamnations pénales. Mon seul vrai patron est le peuple, qui m’a porté à la fonction que j’occupe et à qui je dois rendre compte »

 

Le MCG soutient son président d’honneur Eric Stauffer, qui se bat obstinément pour la République et la défense des citoyens. Les SIG ne sont pas une entreprise comme les autres, c’est un service public au service du public, ce que beaucoup ont oublié.

 

Par ailleurs M. Bertossa étant un membre très impliqué du Parti socialiste, il devrait se récuser lorsqu’il juge un éminent membre d’un autre parti politique.

 

Roger GOLAY

Député et Président du MCG