EMOLUMENTS ET FRAIS POUR LES SERVICES DE POLICE

Hausse scandaleuse pour les habitants

On ne devrait pas faire payer deux fois aux Genevois les services de police, d’abord par l’impôt puis par une taxation supplémentaire. La « couverture des coûts » est une absurdité que les habitants paieront lourdement.

Après la hausse massive des émoluments des amendes, le Conseil d’Etat vient d’adopter un règlement qui demande une couverture des coûts effectifs par les usagers pour les émoluments et les frais de la police. C’est-à-dire que le contribuable paiera deux fois, d’abord par ses impôts et ensuite pour des services qui devraient être publics. Le conseiller d’Etat PLR Pierre Maudet, en charge du Département de la sécurité et de l’économie, a ainsi choisi de faire passer une nouvelle fois les Genevois à la caisse, en les faisant payer deux fois.

 

Pierre Maudet privatise peu à peu la police genevoise

Le principe de ce règlement, qui ne prend pas en compte le fait qu’il s’agit d’un service public, est en soi négatif pour les citoyens genevois. Les habitants de notre canton sont déjà largement sollicités pour payer des taxes et émoluments tous azimuts, sans compter le délire des amendes.

Cette taxation se place dans la suite logique de la nouvelle loi sur la police (Lpol), qui conduit à une privatisation de la police et à la hausse des coûts pour les contribuables genevois. C’est pourquoi le MCG avait lancé un référendum contre cette Lpol, qui a failli être refusée avec un score très serré (54 voix de différence), en raison de l’appui des PLR-PS-PDC-Verts. Les électeurs paient maintenant l’addition de cette politique catastrophique.

Il est en revanche tout à fait normal que soient taxées les personnes qui sont à l’origine de troubles à l’ordre ou à la tranquillité publics, ainsi que notamment le passage en cellule de dégrisement, ce qui aurait déjà dû être fait depuis longtemps comme cela était possible avec l’ancienne loi. Il s’agit de responsabiliser l’individu qui par son attitude occupe un temps considérable pris sur les forces de police qui pourraient agir ailleurs. Ces personnes doivent payer mais pas l’entier de la population.

Après la hausse massive des émoluments des amendes, orchestrée par des membres du PLR, ce qui frise l’indécence, le même parti continue à s’en prendre au pouvoir d’achat des Genevois et à privatiser insidieusement les services de police.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG