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Interrogé par David Ramseyer sur LEMAN BLEU lundi soir, le Président du Conseil d’Etat François Longchamp a offert une triste prestation et n’a pas répondu aux questions avec la franchise qui était attendue de sa part.

L’intéressé savait depuis fort longtemps que le projet du CEVA aurait du retard et que cela allait engendrer des inconvénients, notamment au niveau des coûts. Effectivement, ne pas avoir annoncé suffisamment tôt aux entreprises du chantier ce retard va probablement donner lieu à des pénalités financières.

De plus, il affirme que les recours ont été l’une des causes principales du retard, selon lui onze mois. N’importe quel projet de cette ampleur doit compter sur ces impondérables de notre Etat de droit. C’est un mauvais prétexte afin de dissimuler la réalité des faits. Les raisons principales du retard sont dues à des causes techniques ou d’organisation, sur lesquelles il faudrait faire la totale lumière.

Ce débat télévisé démontrait un véritable malaise dans les réponses du Président du Gouvernement genevois.

D’autre part, il est inconcevable que le représentant du Gouvernement puisse cacher des vérités aux médias, qui sont l’ultime moyen d’informer de manière indépendante la population sur un dossier d’une telle importance.

La teneur du fameux procès-verbal du 18 octobre 2013 démontre qu’il s’agit d’une tromperie à l’égard du peuple afin de ne pas compromettre les résultats électoraux pour certains partis politiques. Cette instrumentation des services de l’Etat est inacceptable.

Les relations de confiance deviennent de plus en plus ténues face à des déclarations aussi peu convaincantes, qui relèvent de la contre-vérité. Le président du Gouvernement devrait avoir la sagesse de démissionner.

Le CEVA s’empêtre au même titre que Longchamp.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Président d’honneur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG