DouaneL’attitude du Gouvernement genevois est proprement scandaleuse. Nous avons atteint les 68’900 frontaliers (selon les statistiques officielles) et, si cela continue, nous dépasserons les 100’000 en 2020.

Dans le même temps, le Conseil d’Etat prétend que la sous-enchère salariale due aux frontaliers n’existe pas. D’innombrables personnes nous indiquent le contraire. Les travailleurs genevois souffrent. Arrêtons le massacre !

La politique menée par le Conseil d’Etat et soutenue par tous les partis – sauf le MCG – a permis une augmentation des frontaliers de 7,4% en une année seulement. Nous avons atteint le chiffre incroyable de 69’000 frontaliers.

La conseillère d’Etat PLR Isabel Rochat a l’outrecuidance d’affirmer à l’émission du Grand Genève à Chaud  (sur Léman Bleu) de dimanche dernier, et ensuite à une conférence de presse, qu’il n’y a pas de sous-enchère salariale, sur la base d’une étude mensongère. Un professeur d’HES, mercenaire financé par le Conseil d’Etat, défend l’indéfendable.

Le MCG a reçu et reçoit des centaines de témoignages de personnes victimes de sous-enchère salariale et de mobbing. Il y a des femmes, des jeunes et des seniors : tous se retrouvent confrontés à cette pression intolérable. Il suffit d’ouvrir ses yeux et ses oreilles pour s’en rendre compte.

Les Genevois ne supportent plus que l’on nie la réalité à ce point. Que l’on ait trouvé un enseignant complaisant – certains prétendent qu’il serait lui-même frontalier – pour tenir des théories absurdes doit avant tout nous inquiéter.

Quand arrêtera-t-on de prendre les Genevois pour des imbéciles, en niant la réalité ?

La ligne que défend seul le MCG – la priorité cantonale de l’emploi – doit s’imposer pour freiner l’afflux de frontaliers.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Président d’honneur du MCG

Carlos MEDEIROS, Vice-Président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG