Par une large majorité de flambeurs, tous les partis à l’exception du Mouvement Citoyens Genevois ont approuvé une dépense de 3’129’406 francs à la France pour financer les parkings destinés aux frontaliers.

Ce jour, en séance plénière, le MCG a refusé de financer les équipements publics en France pour la construction de parkings P+R pour l’usage des frontaliers. Les 3,129 millions sont la première tranche d’une somme de 240 millions de francs promise par le Conseil d’Etat par le biais d’une convention. Ces montants n’ont rien à voir avec la rétrocession de l’impôt à la source reversé à l’Etat français.

Nous vous rappelons que cette rétrocession sur l’impôt à la source est déjà prévue pour financer ce genre d’infrastructures (voir annexe en pièce jointe).

Nous trouvons scandaleux que les Genevois doivent financer les équipements publics français alors que nous ne disposons plus de suffisamment d’argent pour réaliser des projets devenus prioritaires pour notre canton, tels que les écoles, les crèches, les EMS, les prisons, le réseau de transport public sur le canton, un bâtiment pour les archives, la deuxième étape de l’hôtel de police et bien d’autres projets essentiels.

Promettre 240 millions à bien plaire aux Français relève d’un gaspillage éhonté au regard du sacrifice que doit faire chaque contribuable genevois pour payer ses impôts. Ce cadeau indécent servira, avec notre argent, à augmenter l’attractivité des frontaliers (et leur confort) pour venir travailler sur Genève et prendre l’emploi des Genevois. En contre-partie, les coûts de l’assistance publique explosent à Genève, mettant à mal nos propres finances publiques.

Nous lançons un référendum pour arrêter la dérive budgétaire qui se fait au profit des Etats étrangers. Nous pouvons considérer dorénavant que la France fait partie des pays en voie de développement et qu’ils doivent recourir à la solidarité internationale. Alors même qu’elle a dépensé 31,5 milliards de francs en 2012 pour son armée. Il est incroyable qu’elle ne trouve pas 3 millions de francs.

Pour mettre fin à ce scandale, nous appelons les citoyens à signer notre référendum qui démarrera dans quelques jours, suite à la publication de la loi dans la Feuille d’avis officielle.

Roger Golay

Président du MCG

 

Eric Stauffer

Président d’honneur du MCG

 

François Baertschi

Secrétaire général du MCG

Télécharger le référendum