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100’403 PERMIS G (FRONTALIERS)

Cela ne peut plus continuer

Trop c’est trop. La barre des 100’000 permis G a été franchie. Le canton de Genève doit arrêter de favoriser les travailleurs frontaliers.

Fin juillet 2016, le nombre de permis frontaliers (permis G) a dépassé pour la première fois les 100’000 en atteignant le chiffre invraisemblable de 100’403. Le Mouvement Citoyens Genevois ne cesse de dénoncer et de s’opposer par tous les moyens à cet afflux scandaleux, alors que le nombre de chômeurs est excessif, l’aide sociale explose et les jeunes ne trouvent pas de travail puisqu’on leur préfère des permis G (frontaliers) qui arrivent en masse. Le chômage a encore augmenté au mois de juin 2016.

Nous avons atteint la cote d’alerte. Certains employeurs n’ont pas joué le jeu et ne cessent d’engager en masse du personnel qui pourrait être trouvé, dans la plupart des cas, dans le canton de Genève. Comme l’a démontré une récente étude, de très nombreux travailleurs frontaliers n’ont pas de formation particulièrement pointue. Si un effort considérable a été fait par l’Etat de Genève pour freiner l’embauche des travailleurs frontaliers, grâce à la directive cantonale dite de « préférence cantonale » qui démontre son efficacité, de nombreux employeurs ne jouent pas le jeu. C’est à cause de ces employeurs que le nombre de permis G actifs a augmenté de 5,5% le deuxième trimestre 2016 (par rapport à la même période de 2015).

 

Permis G accordés trop facilement

Il faut également mettre en cause la politique menée par l’Office cantonal de la population (OCP), sous la responsabilité du PLR Pierre Maudet, qui attribue beaucoup trop facilement ces permis G, suivant ainsi l’idéologie « pro-frontalier » de son parti.

Le MCG défend la préférence cantonale pour les travailleurs et les entreprises locales, qui doivent avoir la priorité. Nous ne devons pas laisser détruire notre tissu économique et social local. Nous continuerons sans relâche à défendre cette cause, malgré l’aveuglement des autres partis politiques et les promesses qu’ils ne tiennent pas.

(Le terme de frontalier désigne un travailleur étranger, titulaire d’une autorisation de travail spécifique (permis G), qui exerce une activité lucrative en Suisse, tout en gardant un domicile à l’extérieur des frontières de la Suisse).

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG