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Réunie hier soir, mardi 18 mars, l’Assemblée des délégués du MCG a pris position sur les sujets des votations cantonales et fédérales du 18 mai prochain.

NON à un cadeau indécent à la France voisine : 3,126 millions pour des P+R

A l’unanimité, l’assemblée a rejeté le cadeau de 3,126 millions de francs ponctionnés par la France. Alors que Genève n’a plus les moyens de financer des écoles qui tombent en ruine (notamment des cycles d’orientation), il nous est demandé de payer plus de 3 millions à nos voisins. C’est le début d’une enveloppe inacceptable de 240 millions que nous n’avons pas les moyens de financer ; alors que, dans le même temps, les contribuables genevois reversent déjà chaque année des sommes considérables aux communes et départements frontaliers. Grâce à ce référendum du MCG, les électeurs pourront s’exprimer et nous leur demandons de s’opposer fermement à ce crédit indécent.

OUI à l’initiative « Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois ! »

Les électeurs genevois ont déjà dit oui au blocage des tarifs des TPG. Suite à une erreur de la Chancellerie nous devons revoter et nous invitons les citoyens à confirmer le vote précédent.

OUI à l’achat des Gripen !

La Suisse doit protéger son espace aérien et l’achat du Gripen est devenu une nécessité. Si nous voulons continuer à héberger des conférences internationales, à assurer la police aérienne en temps de paix, à protéger le cœur de l’Europe, a prendre des mesures efficaces face aux menaces imprévisibles (exemples de la Crimée ou d’autres zones de conflits toujours possibles à proximité), il nous faut une force aérienne digne de ce nom. Les Gripen rendront possible la défense de notre pays et de nos citoyens. Ne pas disposer de ces avions est prendre un risque considérable pour l’avenir de notre pays.

OUI à la protection des enfants face aux pédophiles

L’initiative demande que les personnes condamnées pour pédophilie ne puissent pas travailler avec les mineurs. Nous devons prendre les précautions qui s’imposent pour les droits de l’enfant.

NON au SMIC à la française et au salaire minimum

Si le salaires minimum est de 4000 francs, cela deviendra la référence pour la grande majorité des professions qui vont subir des baisses de pouvoir d’achat à moyen terme. Ces effets pervers ont été constatés en France avec le SMIC. Ainsi, nous aurions à la fois du chômage supplémentaire pour les personnes non ou peu qualifiées, mais également des baisses de salaires après quelques années.

De plus, les frontaliers seront privilégiés par ce salaire minimum. En effet, cette somme – près de trois fois de le SMIC – permet difficilement de vivre à Genève mais elle est une aubaine pour la France voisine. De ce fait, les employeurs profiteront d’engager en France des personnes plus qualifiées pour ce salaire minimum.

Le MCG défend le développement des conventions collectives de branche, qui seules permettront d’améliorer les salaires et de tenir compte des spécificités économiques, sans faire baisser les salaires de la classe moyenne ou des travailleurs qualifiés, ce à quoi conduirait automatiquement le salaire minimum.

OUI à la médecine de famille (contre-projet)

Cette initiative demande de revaloriser les médecins généralistes et médecins dits de famille, qui ont un rôle important à jouer dans notre système de santé.

Roger GOLAY, Président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG