Payer 39,5 millions pour faciliter l’entrée du narcotrafic à Genève ?

14 septembre 2026

Payer 39,5 millions pour faciliter l’entrée du narcotrafic à Genève ?

La criminalité ultra-violente frappe aux portes de Genève et on lui déroule le tapis rouge

Un criminalité inquiétante

En France voisine, la criminalité explose. À Gaillard, sept fusillades entre gangs ont eu lieu cet été. La commune a même lancé une campagne choc contre les consommateurs de drogue, en rappelant que leurs achats alimentent le narcotrafic. (Tribune de Genève, 31 août 2026) À Annemasse, le 6 septembre, un homme de 25 ans a été tué par balle. Une quinzaine d’étuis de calibre 7,62 mm ont été retrouvés sur place. (Le Temps, 7 septembre 2026)

Plus de flux. Plus de trafic. Et la sécurité ? On verra plus tard ?

À 17 jours de la votation qui accorderait un cadeau de 39’5 millions à la France pour faciliter le passage à nos frontières, le chef de la police judiciaire genevoise parle d’une « criminalité ultra-violente » à Annemasse et Gaillard et juge cette proximité avec Genève « très préoccupante ». (Le Temps, 10 septembre 2026). Genève l’aurait-elle oublié ? Une frontière, ce n’est pas seulement un endroit où passent des voitures, des trams et des travailleurs. C’est aussi un endroit où la criminalité se faufile. 

Des millions depuis 1973 pour fluidifier un trafic qui ne l’est toujours pas

On paie des centaines de millions à la France voisine depuis 1973 pour fluidifier le trafic. 411 millions cette année. 396 millions l’année dernière. Et soyons honnêtes, le trafic n’est toujours pas fluide. On peut donc légitimement douter de la promesse de nos politiciens déconnectés nous garantissant monts et merveilles avec ces 39’5 millions. 

La promesse est bancale, mais admettons que le trafic soit réellement facilité

Oui, admettons simplement que ces 39,5 millions permettent magiquement de fluidifier le trafic. Qu’est-ce que cela signifierait pour Genève ?

Plus de P+R. Davantage de déplacements. Davantage de flux transfrontaliers. Davantage de passages. Et pendant ce temps, le narcotrafic frappe à quelques kilomètres de Genève. Est-ce vraiment le moment de faciliter encore davantage les flux?  Et la sécurité du Genevois dans tout ça? 

Fluidifier le trafic, mais quel trafic au juste ?

Va-t-on sérieusement nous faire croire que la criminalité qui explose chez nos voisins, elle, s’arrêtera à la frontière ? On connaît pourtant déjà ce raisonnement : le nuage de Tchernobyl devait lui aussi s’arrêter à la frontière. Faudrait-il maintenant croire que le narcotrafic et la criminalité ultra-violente ne profiteront jamais de ces flux supplémentaires que nous financerions de notre propre poche ?

Priorité à la sécurité des Genevois

La criminalité liée au narcotrafic devient « ultra-violente » à quelques kilomètres de Genève. Notre priorité devrait donc être évidente : renforcer la protection de nos frontières, pas faciliter encore davantage les flux transfrontaliers. Et une chose est certaine : si les conséquences arrivent jusqu’à Genève, ce ne sera pas la France qui en paiera l’addition. On se souviendra de la facture du G7 auquel Macron vient de refuser de participer, laissant sur notre collectivité un poids de plus de 30 millions.

L’argent des Genevois doit servir les Genevois : nos écoles, nos logements, nos familles, nos infrastructures et notre sécurité. Quand la criminalité ultra-violente frappe aux portes de Genève, on ne lui déroule pas le tapis rouge. Le 27 septembre, on vote NON au cadeau de 39,5 millions pour financer la mobilité transfrontalière !

Faciliter les flux, c’est bien beau. Mais assurer la sécurité des Genevois, c’est mieux.

François Baertschi, Président du MCG

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