Qui pense à la sécurité des Genevois ?
Ce samedi 17 octobre, Genève célèbre le prolongement de notre tram 17 jusqu’à Annemasse. Mais derrière les festivités, une réalité ne peut être ignorée : ces derniers mois, les fusillades et les violences liées au narcotrafic se sont multipliées aux portes de nos frontières. Alors que les autres partis se réjouissent du renforcement des connexions transfrontalières, le Mouvement Citoyen Genevois s’inquiète. Qu’est-il prévu pour garantir la sécurité des Genevois ?
Des nouvelles sanglantes
Personne n’a pu échapper aux nouvelles. Depuis quelques mois, les violences liées au narcotrafic augmentent de façon inquiétante. À Gaillard, on apprenait cet été que sept fusillades entre gangs avaient eu lieu. Ce 6 septembre, à Annemasse, un homme était tué par balle, alors qu’une quinzaine d’étuis de calibre 7,62 mm étaient retrouvés sur place.
Un sacrifice sur l’autel de la fluidité routière
Malheureusement, ces faits divers n’ont pas réussi à refroidir Genève. Le 27 septembre dernier, notre canton votait l’octroi de 39,5 millions afin de financer des P+R et des trams nous reliant à la France voisine.
A cette occasion, le MCG était le seul parti à alerter la population contre le risque de créer un lien direct, rapide et permanent entre des quartiers à haut risque et Genève. Les autres partis politiques, forts de budgets de campagne écrasants, ont préféré sacrifier la sécurité des Genevois sur l’autel de la « fluidité routière »… De quoi s’interroger sur les priorités de certains.
Le MCG l’avait prédit. C’est arrivé.
A deux semaines seulement de la votation, les faits divers transfrontaliers continuent de se succéder et les gros titres font froid dans le dos.

Mais alors, qu’a fait Genève pour protéger nos frontières ?
Rien. Ou bien, pour être plus précis, elle s’est contentée de se mettre sur son 31. A l’occasion de l’inauguration de la prolongation du tram du 17, Genève est en fête. Notre canton a eu le grand plaisir d’annoncer animations et gratuité des transports publics sur tout le réseau français…
Mais qu’en est-il des mesures de sécurité pour protéger les Genevois face à cette criminalité ultra-violente ? Quand la pluie de confettis laissera place au déluge de balles, Genève osera-t-elle nous dire qu’elle “n’avait rien vu venir” ?
Motion déposée : Nous déclarons l’état d’urgence !
En tout état de cause, le MCG refuse de prendre part aux célébrations et d’attendre que l’inévitable se produise. Notre État a failli à sa responsabilité première, celle de veiller sur la sécurité de notre population. Et c’est pourquoi notre Mouvement vient de déposer une motion afin de protéger les Genevois.
- Il faut renforcer durablement la présence policière à Moillesulaz, aux arrêts genevois du tram 17 et aux autres passages frontaliers sensibles.
- Il faut prévoir les effectifs, les équipements de surveillance et la coordination avec les TPG nécessaires pour sécuriser le tram 17 sur le territoire genevois.
- Il faut renforcer la collaboration entre les polices et les autorités judiciaires pour lutter contre le narcotrafic et les violences armées.
- Il faut demander au Conseil d’État de présenter au Grand Conseil un rapport sur la sécurité depuis le prolongement du tram 17 jusqu’à Annemasse.
La sécurité des Genevois ne peut pas attendre le prochain fait divers. Il faut agir maintenant, pas après.
François Baertschi, Président du MCG







