8 mars 2024

Rétrospective Grand Conseil février-mars 2024

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MOUVEMENT CITOYENS GENEVOIS

Bannière communiqué de presse

Le programme de législature du Conseil d’Etat nous conduit dans une impasse

Lors des sessions du Grand Conseil des 29 février et 1er mars derniers, le groupe MCG a débattu au Parlement sur le programme de législature du Conseil d’Etat pour les années 2023 à 2028. Ce programme a fait l’objet d’un rapport de la commission des finances (le RD 1562-A) auquel nos députés se sont opposés, tant la vision du gouvernement nous paraît à l’opposé des intérêts généraux de la population genevoise.

« Les autres avant les nôtres »

Résumée en une phrase la politique du Conseil d’Etat pourrait s’intituler « les autres avant les nôtres » ! L’exécutif cantonal a réaffirmé avec soumission la priorité de son programme quadriennal, dont l’un des piliers est de rétrocéder chaque année à la France les 350 millions de francs d’impôts prélevés sur les salaires des 110’000 frontaliers actifs dans le canton (soit plus que le budget annuel d’une ville comme Annemasse qui est inférieur à 200 millions d’euros).

A ce titre, Genève a déjà déboursé en 10 ans plus de 3 milliards de francs ! Evidement comme le nombre de frontaliers augmente chaque année depuis plus de 20 ans, le jackpot de la rétrocession augmente également d’autant. Le MCG a toujours plaidé pour dénoncer cet accord fiscal conclu en 1973 avec la France en notre défaveur. A défaut de pouvoir enfin le résilier il faudrait impérativement réduire au plus strict minimum ces rétrocessions dont on ne connaît même pas l’usage exact qui en est fait. Ce qu’on sait en revanche c’est qu’elles s’apparentent désormais à une contrainte budgétaire dans un canton où la dette publique dépasse les 10 milliards de francs.

Au Conseil d’Etat, quand on aime on ne compte pas

Le Conseil d’Etat donne clairement l’impression de se préoccuper davantage des ressortissants des cantons et des pays voisins que de ses propres concitoyens. Il a d’ailleurs récemment invalidé une initiative du MCG pour limiter l’embauche de frontaliers à l’Etat, afin d’éviter de donner au peuple l’occasion de se prononcer dans les urnes sur le sujet. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.

Le manque d’empathie et de considération envers les genevois, pousse la classe politique de gauche et de droite à déposséder Genève et ses composantes intrinsèques au profit d’intérêts orientés vers l’extérieur.

Même au niveau de la péréquation intercantonale (entraide financière entre les cantons), Genève est le seul canton romand à faire bénéficier tous les autres de sa générosité. L’absence de volonté du gouvernement pour faire cesser cette situation qui dure depuis toujours est déplorable. Tout comme la précarisation grandissante qui sévit parmi la population genevoise victime de la concurrence et de la sous-enchère salariale sur le marché local de l’emploi sous la pression incontrôlable des travailleurs frontaliers. Nos chômeurs et chercheurs d’emplois méritent plus de respect de la part de nos dirigeants.

Produisons de l’électricité à Genève

A la suite de la décision du Conseil d’Etat et des Verts de procéder au démantèlement de la centrale hydroélectrique de Richelien située sur les abords de la Versoix, le Parlement a voté une motion (M 2903-A) pour s’y opposer. La majorité des députés a estimé contre l’avis du gouvernement, qu’il était nécessaire de maintenir une production d’énergie locale et renouvelable pouvant alimenter environ 300 ménages genevois.

Toute la vérité sur notre facture d’électricité

Enfin, le MCG a également soutenu le renvoi d’une motion (M 3001) d’un député en commission de l’énergie et des services industriels, afin que les genevois puissent bénéficier d’un remboursement à la suite de l’affaire lamentable des surfacturations commises par les SIG pendant plus de 10 ans. Le texte demande la restitution avant l’été 2024, des 22 millions de francs prélevés en trop par les Services industriels sur l’ensemble de sa clientèle lésée. D’après les estimations cela représente une ristourne d’un montant de 80 francs par client sur la facture d’électricité. Rappelant que ces révélations de la Cour des comptes sur les erreurs commises par la régie publique portent sur 1% du volume d’affaires dont elle a la charge, le MCG s’interroge sur la gestion des 99% restants qu’il conviendra de surveiller de très près à l’avenir.

Le Groupe des députés MCG au Grand Conseil

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